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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 18:54

      paroles et musiques 

liensdirectversradiographielavoixdesrromsk

ou http://radio.graphie.free.fr/

L’association Radio.Graphie et l’association LVoix des Rroms s’associent pour réaliser une émission de radio  sur Fréquence Paris Plurielles 106.3.

Tous les 1er mercredis du mois à 17 heures

Cette émission présentera :

Des actualités en bilingue ( français-rromani) sur les platz d’Ile de France,
Des actualités nationales politiques et juridiques et internationales sur les Rroms dans d’autres pays.
Suivis de reportages, d’interviews,de discussions avec invités, de portraits etc.
des conseils juridiques.
 Enfin, d’une sélection musicale.

L’équipe est composée de : Saïmir, Pierre, Anina,

DJ Mitko et Maïssoun

 

                      Première émission diffusé sur FPP ( 106.3) le 3 avril 2013 : tous les premiers mercredi du mois.

 
et à voir en plus d'entendre un travail de Radio.graphie et quelques autres :

"Xavier Marchand, metteur en scène de la compagnie Lanicolacheur  a proposé ce projet original :

Monter une exposition dessins / audio à la bibliothèque de Montreuil avec Maïssoun de Radio.graphie et la dessinatrice Cendrine Bonami-Redler à partir d’un travail réalisé dans une résidence toute particulière : l’hotel Gelem installé sur le terrain de la rue de Rosny de Montreuil, terrain habité par une famille rrom, soutenue par l’association Ecodrom." 

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 18:17

paroles et musiques...    

 

Ma grand-mère les appelait, les Bohémiens 7

Suite et fin de la rencontre avec Saimir Mile, président de la voix des Roms.
Ecouter Ecouter / Télécharger 40m 47s - 66.44 Mo - 228 kbps
(pour télécharger, utiliser le bouton droit de la souris et faites "Enregistrer la cible du lien sous")

Date de publication : 19 avril 2013 
Date d'enregistrement : 19 avril 2013 
Auteur : Jean Vilain 
Emission : Ma grand-mère les appelait, les Bohémiens 
Genre : Histoire 


liendirectmagrandm!relesappelaitlesbohémiensradiolarzarcink

 

ou http://www.radiolarzac.org/sons/ma-grand-mere-les-appelait-les-bohemiens-7    

 

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 23:13

 

C'était aussi ici

il y a

un, deux, trois, ans

il était une fois

et

il n'était pas une fois 

 

C'était aussi là

et ça se lit

page à page

en ligne

 

entre aventure et documentaire

entre constat et subjectif

 

64pagesdebandedessinéedocumentaireetpolitiquepardamienroudeauàlireenligne

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 11:05

romjoinville.jpgvallsrom.jpg

Nous n’en sommes pas encore tout à fait là à Montreuil, je tiens néanmoins à rappeler un entretien que j’ai eu en février dernier avec la maire de Montreuil, Dominique Voynet.

Après avoir envoyé un courrier signalant le traitement indigne infligé aux Rroms vivant sur un campement rue de Paris, j’ai été convoquée par la maire. Sans attendre des miracles, j’espérais néanmoins obtenir quelques engagements concernant des points de la vie quotidienne de ces familles.

Durant cet entretien d’environ 45 minutes, la maire s’est contentée de rappeler tout ce qu’elle avait fait pour un certain nombre de familles :

-          Mise à disposition de logements pour quelques familles

-          Prêt d’un local pour quelques autres (où vivent ensembles enfants, rats, cafards, avec des installations sanitaires défectueuses…)

La demande portait sur la viabilisation partielle du terrain occupé, sur l’inscription des enfants à l’école et sur les perspectives envisagées par la mairie.

Les arguments proférés par cette anesthésiste avaient de quoi assommer :

-          « si je mets l’eau, ils vont être 300 à arriver »

-          « l’ex-maire de Montreuil me pourrit la vie et trouve que j’en fais trop pour les Rroms »

-          «  si je fais quelque chose, je risque de ne pas être réélue »

 

Toute mention de l’indignité des conditions de survie dans ce bidonville fut balayée par des arguments visant à établir non pas l’indignité de l’accueil réservé à ces familles mais plutôt à dénigrer leur mode de vie à grand renfort de clichés éculés (mais hélas toujours de mise quand on parle de ces personnes.)

Puis, je mentionnais la présence sur ce campement d’une structure Eiffel pouvant être réhabilitée pour par exemple construire une Maison des Rroms, centre culturel, lieu de passage entre les Rroms et la population de la ville. Réaction excessive de la maire :

-          Cette structure n’a aucun intérêt… »

Cette réaction excessive, quasi caractérielle m’a mis comme on dit la puce à l’oreille…

J’ai fait quelques recherches et ai découvert que ce terrain faisait partie d’une zone devant être réhabilitée pour les habitants de Montreuil, qu’elle devait donc être nettoyée dès que la mairie en aurait fait l’acquisition.

http://www.montreuil.fr/uploads/media/dossier-creation_ZAC-Fraternite.pdf

Projet très certainement juteux profitant à quelques uns et transformant les Rroms en variable d’ajustement dans les négociations avec le propriétaire des lieux. 

Quelques semaines plus tard, je vais avec une amie du comité de soutien, rencontrer la responsable des inscriptions scolaires pour les familles en difficulté. Depuis janvier dernier, les dossiers d’enfants habitant ce bidonville (certains ayant déjà été scolarisés avant d’être expulsés d’autres lieux).

 

Après une première tentative en début d’après-midi – « Elle n’est pas là, nous ne savons pas quand elle sera là, voici son numéro de téléphone…) je prends mon téléphone et appelle 5 ou 6 fois sans obtenir que l’on décroche… En fin d’après midi nous y retournons

« Madame X est en réunion… »

Un peu d’énervement et quelques minutes après, madame X arrive, et commence à nous enfumer à grand renfort d’explications molles concernant une commission spéciale alors que nous lui demandions de nous expliquer quel était la démarche qu’elle suivait pour mener à bien ces inscriptions.

Madame X péte les plombs lorsque je demande si cette commission est spécifique pour les Rroms, craignant vraisemblablement que les relents du racisme empuantissent la pièce.

Conclusion : rien aucun avancement du dossier jusqu’à présent.

Et cependant Montreuil n’est pas la pire des communes.

Je souhaiterais que les divers comités de soutien puissent communiquer, se réunir éventuellement, construire une plate-forme où s’échangeraient informations et propositions.

Nous attendons vos réactions.

Zolan'Gono

 

Regardez la page de la mairie de Joinville, ça vaut le déplacement...

linversvillejoinvillek

liverslasoidisantmanifestationpacitfiquenk

 

et surtout le journal de l'ambassade du Pérou une expulsion vient d'avoir lieu à Ris Orangis...

malgré un travail remarquable

malgré ce village qui vivait

malgré la réalité et le rêve, le Pérou et l'humour

 

larticlemédiapartink

lambassadedupérouink

 

merci de signer et faire tourner la lettre pétition à Cécile Duflot 

lien en rouge bas de la lettre  Lettre à Cécile Duflot


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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 21:32

 

A l’attention de 

Madame Cécile Duflot

Ministre de l’Egalité des territoires et du Logement

 

Copie pour information à

Monsieur Alain Régnier

Délégué interministériel 

pour l’hébergement et l’accès 

au logement des personnes 

sans abri ou mal logées

 

Montreuil, jeudi 28 mars 2013

 

Madame la ministre

 

Cette lettre a pour objet de vous alerter sur la situation de familles habitant un campement à Montreuil, au140 rue de Paris, où vivent une centaine de personnes. Selon les informations qui circulent parmi ses habitants, ce bidonville devrait être évacué le 14 avril par la force publique.

Ces familles sont arrivées sur ce terrain après de nombreuses pérégrinations, dans la même ville, dues à une série d’expulsions. 

Il s’agit d’une centaine de personnes survivant depuis près d’un an dans des conditions contrevenant à tout exercice des droits humains : ni eau ni électricité, ni sanitaires. Ces conditions indignes découlent directement du régime infligé à ces personnes et qui est celui des démunis. Leur isolement est renforcé par le peu de diligence que mettent les services municipaux à traiter les dossiers les concernant  (scolarisation, domiciliation, hygiène).  Ce terrain souvent occupé, fera partie d'un projet de rénovation du quartier dans les années à venir, pour le moment ce projet n'est pas en phase de réalisation.

Une trentaine d'enfants en âge de scolarisation, une dizaine de personnes fragiles, malades, âgées, bébés et femmes enceintes…  Des démarches ont été commencées par les familles et leurs soutiens pour activer leurs droits à la santé, à la scolarité, des solutions sont élaborées pour l'organisation du travail de ferrailleur, activités de recyclage, et autres projets… Mais sans réel accès à l'emploi, sans logement véritable, la réalisation des autres droits est quasi impossible. 

Alors que demain ces familles vont se trouver privées du bidonville où ils parvenaient - ce qui tient du tour de force ! - à survivre dignement, nous vous demandons de veiller à ce que ces personnes puissent retrouver un toit. Un toit qui leur permette d’organiser leur existence  en France. Un toit qui brise les engrenages discriminatoires, les réactions racistes, les exclusions, un toit qui protège les personnes et les projets de vie. 

Nous vous signalons que ces familles se sont organisées pour défendre l’accès de leur campement aux bandes maffieuses dont les membres sont d’une dangerosité extrême surtout pour les femmes et les enfants. Comment se défendront-ils dans la rue si aucune solution n’est trouvée en application de vos engagements ? 

 

L’urgence est réelle, comme à chaque fois que des familles sont mises en danger faute d'une application complète de la loi. C’est pourquoi nous vous demandons de mettre en œuvre une solution d’hébergement pérenne pour ces personnes, qui ont beaucoup de courage, qui s'efforcent de répondre le mieux possible aux demandes administratives, mais qui, attendent, attendent beaucoup trop, des réponses municipales ou gouvernementales qui se font attendre... beaucoup trop. A Montreuil, certes, quelques propositions de logement ont été faites à d'autres familles Rroms, mais souvent ces initiatives permettent d'opposer à d'autres un refus absolu de considération. 

 

Il serait imaginable que ce terrain, sur lequel il y a une structure Eiffel, puisse être utilisé autrement que comme lieu d'expulsions programmées, et autrement qu'en bidonville. Des associations Rroms et sympathisantes désirent qu'un centre d'histoire, de mémoire et  de culture Rrom existe enfin, ce lieu peut inspirer bien des architectes, les familles, voisines pourraient être associées à ce projet, si avec votre appui, une réquisition du lieu était enfin possible (comme le propose l'ordonnance de 1945 et ses mises à jour). 

 

Depuis votre nomination - en cohérence avec un souci d'humanité et le programme annoncé par le président de la République - vous réfutez tout démantèlement de camps sans solution de relogement.  

 

Nous comptons sur votre vigilance et votre présence en ce qui concerne la centaine de personnes vivant au 140 rue de Paris à Montreuil, leurs vies, leurs projets de citoyens européens, pour que puissent se maintenir les liens de voisinage qui se sont instaurés, dans l'espoir d'une vie vraiment meilleure, ensemble. 

 

 

Inès de Luna et Marie-Geneviève Bellefin, 

Lutheuses de Rrue, association de femmes artistes - du comité de soutien du 140 rue de Paris : prisesdepensee@gmail.com

 

avec

Danielle Storper Perez, anthropologue et écrivaine, militante pour la paix et les droits des femmes


Yasmine Modestine, musicienne et comédienne


Jean - Marc Zelwer, musicien

 

Tiéri Briet, écrivain et éditeur

 

Catherine Raffait, sociologue


Valérie Morin, informaticienne, du comité de soutien du 140 rue de Paris

 

Esméralda Romanez,  - Présidente of the fédération kale, Manouches, Romany, Sinté women à l'U.E

- Fédération listée à l'ONU au bureau des discriminations

- Membre du board au lobby européen des femmes

- Présidente de l'association A.M.I.D.T, (association pour la Mémoire de l'Internement et de la Déportation Tsigane)

- Présidente de l'association Samudaripen

 

 

pour poursuivre et faire circuler cette lettre-pétiton 

lienactifverslapétitionendirect

ou copier coller ce lien dans la barre : 

 https://www.change.org/fr/pétitions/ministre-de-l-egalité-des-territoires-et-du-logement-trouver-des-solutions-pérennes-de-logement-pour-les-rroms-expulsables

 

 

lien vers dépêches tsiganes qui a publié un article présentant cette lettre : liendépêchestsiganesvoisinesd'unbidonvilleàmontreuilk

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 00:16

autre article de 2013 - 2016

d'Inès des lutheuses de Rrue

celia-2.jpg 

Celia Stojka

 

 

 

Comment faire passer, voir la lumière par les brisures laissées par des processus concentrationnaires et mercantiles ? 

 

Comment sortir de l'aveuglement

venu de l'édulcoration des faits, des situations faites aux gens, de la fatigue ? 

 

Comment sortir de l'aveuglement

venu du stress, de l'impuissance, d'un suractivisme où le raz-de-marée du réel tend à faire oublier le champ de la pensée ?

 

Comment sortir et dénouer

ce qui de la part de certains pouvoirs publics, d'état ou municipaux, ressemble à pas de solutions pour les personnes démunies - le fatalisme et le cynisme sont meurtriers 

 

Comment sortir enfin réellement, et donc de façon partagée, de cet étau fabriqué par les dominations

- entre solution finale et pas de solution -

- entre ils sont en trop, en dehors et ils ne sont pas, ils n'existent pas -

 

Cliches assénés aux gens à la rue, sans toit, droit, papier, dont les  Rroms en campements, dont d'autres migrants, dont des femmes isolees, victimes de violences redoublees ?... 

 

Comment sortir du renvoi perpétuel des responsabilités entre tel pays et tel autre, comme la Roumanie et la France, tel instance décisionnelle et telle autre, comme une mairie de gauche et le gouvernement de gauche ?

 

Comment sortir du pré carré de chacun, celui des professionnels, des caritatifs, des militants, des institutionnels, des hors-la-loi, des jeunes, des vieux, des communautaires, des... confusions

10-copie-1IMG 0264

 

       

le texte qui suit est venu en commentaire invité d'un beau texte de Catherine Raffait et Tiéri Bieret: Celia Stojka ne repose pas en paix 

linkhttp://sipetitezone.blog.lemonde.fr/2013/02/03/une-seule-phrase-de-ceija-stojka/ 

 

« Pourquoi j’ai survécu à Auschwitz, Bergen-Belsen, et Ravensbrück » nous disait Ceija Stojka, grande peintre Rom, qui vient de partir  ailleurs, de mourir à Vienne.  Pour  qui, pour quel monde, pour celui de la paix, véritable, pour toutes et tous, nous disait-elle aussi, dans ses mots, ses couleurs, le noir de l'encre, le combat.

Aujourd’hui l’horreur est là, ici, à côté; et c’est à la grande difficulté d’être véritablement solidaires et efficaces dans nos combats, que nous peinons, doutons de nos forces. Toutes les causes justes s’augmentent, les luttes contre les discriminations, violences et guerres contre des peuples, contre les Rroms, contre d’autres ailleurs, contre les femmes, contre les enfants partout, contre les appauvris, pour les gens en otages...

Nous pouvons, j’en suis certaine, malgré mon désespoir du jour, puiser les forces nécessaires pour avancer vers un monde où l’humain prédateur est contré par l’humain aimant, fécond. Des projets existent, textes,  rencontres artistiques sur un terrain, ferme écologique ouverte avec des gens à la rue et sans papiers, ouvertures d’un lieu inhabité…

Roma pride et festival de films, celui de Douarnenez cet été suit la route des Rroms, nous avons besoin pour continuer mieux, d’entendre aussi nos victoires, même petites. Nos fous rires partagés, nos espoirs, nos questions, nos paroles sur les pratiques, les colloques qui ont lieu lorsqu’en sort de la pensée, des réflexions, quelqu’un en passant qui file la pêche.

La presse, souvent, nous harcèle des mauvaises nouvelles mal analysées le plus souvent. ou d'un silence radio encore plus inquiétant, rassemblons dans nos réseaux les liens entre tout ce qui fait bonheur, intelligence, outils aussi pour avancer.

Certains squatters, en Grèce et ailleurs, osent  sortir du ghetto des non-droits, pour vivre. Les femmes en Inde contre le viol et le meurtre ont permis au pays tout entier de se lever sans violence, mais en révolution, en espoir, y a t-il déjà eu des pays se levant tout entier pour défendre des femmes contre le viol et le meurtre ?  Des juristes amis s’efforcent de faire appliquer la loi lorsqu’elle est humaine et de la transformer ailleurs par des jurisprudences -les asso qui ne font pas du charity busines - les personnes, petits groupes qui font des soirées cabarets et militantes - des enseignants remarquables...

 

Il est urgent de rassembler plus encore nos forces et contacts, nos actions, nos infos, trouvons des liens vers les rares politiques corrects, des idées concrétes…

Il est vital de cesser nous diviser, d’être si certains, tout en acceptant d’entendre plus les exigences d’attitudes et de compréhension des inter-luttes , les priorités véritables n’excluent personne, mais obligent à du discernement, à un changement. Osons discuter, dépasser, osons nous taire, entendre, et agissons – accompagner pour une domiciliation, sourire, chanter, faire une manif, un texte, valoriser ce qui est censuré de fait… 

Je dis nous, mais qui sommes nous ? 

Vivre, vivre vraiment, en France aujourd’hui, rencontre forcément les gens à la rue, expulsés, les avec papiers sans rien, les sans papiers, les Rroms démunis, vivre vraiment est aussi agir contre l’injustice qui leur est faite, pour nous, aussi… Il n’y a pas de combat juste qui soit inutile, ni de petit combat, et oui se porter, singulièrement, porter sa vie, son rêve, sa vision du monde, le changement que l'on désire, est possible en plus d'être nécessaire.

 

" Il n’y a d’universel que le singulier" écrivait E Glissant. Porter les  causes perdues,  causes qui nous donnent, redonnent, notre dignité, notre joie d’être, nos amours et amitiés, notre pensée du monde. Ni vaincuEs, ni perduEs, malgré les échecs et les morts, debout même couchéEs, portant l’espoir, le désir, la beauté…


 

 

 

Nous cherchons un lieu à réquisitionner sur Montreuil, Bagnolet, ou Paris, pour permettre le logement de beaucoup de personnes actuellement sur un terrain. IMG 0050

Et toute présence amie pour que des démarches puissent se faire dans de meilleures conditions, quelques heures parsemaine suffisent, les asso sont surbookées, l’isolement renforce la dureté…

 

la bd Dosta de Damien Roudeau 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 12:31

article de 2013 de Zolan des Lutheuses de Rrue très adapté à 2016 -

Sarkosy et Hollande partagent le même triste privilège de  compter sur a guerre contre les plus pauvres

la traque aux réfugié.e.s, aux à la rue, aux Rroms démunis ou assimilés à continue

 

à Montreuil aujourd'hui le quartier centre-ville  organise une réunion sur "les sdf et la mendicité", tandis que 13 familles roms dorment dehors sur la place de la mairie depuis 3 mois et demi, et que les enfants tombent malades....

article de 2013

Ca n’indigne pas trop, des enfants réveillés par des hommes en uniforme, casqués, armés, appuyés par une armée de pelleteuses, des enfants dont on brise les jouets, des femmes et des hommes traités comme un paysan ne traiterait pas son bétail, non, cela n’indigne pas trop, pas assez, on entend les radios, les télés, on lit les journaux et à chaque fois c’est la même neutralité, parfois bienveillante, souvent malveillante qui présente les faits sans percevoir ce qui est entrain de se passer et qui concerne la vie d’un peuple européen, les Rroms, en Europe, ici en France particulièrement depuis le discours de Grenoble. L’indignation, d’ailleurs ne mène pas loin, c’est pourtant le moteur d’une action possible

Le silence pèse sur l’engagement solidaire de nombreuses associations et personnes Rroms ou autres sauf pour un coup d'audience fugitif. Et les images qui sont montrées construisent un univers Rrom où les « vraies » personnes Rroms sont invisibilisées par trop de visibilité amalgamante.

.

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La couverture médiatique des faits concernant les Rroms devrait alerter davantage, qu’est-ce donc qui est « couvert » ?

Ce qui est le plus souvent présenté aux auditeurEs, aux lecteurEs, aux telespectateurEs est une vision déformante et déformée d’une situation où ceux que l’on maltraite (maltraitance législative, privation des droits humains les plus élémentaires…) sont d’abord désignés coupables par un discours médiatico-politique qui produit une représentation répétitive où les personnes sont annulées : la misère devient l’essence d’un peuple, tendant à imposer l’idée que l’on ne peut rien faire. Les contraintes qui leur sont imposées par nos lois et réglementations, par notre mode vie ne sont jamais analysées, il est plus facile de croire qu’au fond, « ces gens là choisissent de vivre comme ça… »

Ainsi le discours modèle des élus qui « comprennent » le « ras-le-bol » des riverains des campements Rroms et ne prennent aucune mesure simple pour aménager puis modifier la condition matérielle des personnes confinées dans ces campements d’infortune. D’ailleurs, on entend de toute part les bonnes âmes s’élever contre le manque d’hygiène régnant dans les campements, souligner l’inconfort imposé aux riverains, les tentacules de toutes les maffias, bref une indignation-cliché dans laquelle les ‘vraies’ personnes sont reléguées dans l’exclusion sociale[1]. Ce discours répétitif, asséné avec condescendance n’est nullement entamé par le rappel de la situation réelle qui règne dans ces lieux  en cet hiver 2013.

Pour certains élus, les Rroms deviennent une variable d’ajustement pour remporter les législatives.

 

On agite les étendards de l’intégration assortie de mesures discriminatoires et de fichage généralisé. Avant d’intégrer il est préférable, crise ou pas, de savoir accueillir.

Les bureaucraties de la désignation destructrice, tatouage médiatique stigmatisant les membres pauvres de la société humaine, ceux qu’elle constitue en cibles, érige en déchets.

Les liens humains, sociaux ont été appauvris au fil du capitalisme au profit d’un lien médiatico-virtuel régi par des intérêts financiers qui imposent leurs nécessités et qui ont depuis belle lurette transformé l’humain en matériel.

Ce lien médiatico-virtuel s’il permet un processus d’essentialisation destructrice peut- être pourrait-il être utilisé pour en stopper ou en atténuer les effets ?

Le traitement actuellement infligé aux Rroms en Europe est alarmant quant à la logique qui semble y présider : la liquidation des "déchets ethniques". Ce type de processus s’est déjà produit dans l’histoire telle qu’elle est racontée à l'école de la République  et nous l’avons vu à l’œuvre dans un passé suffisamment proche pour que des témoins en attestent encore aujourd’hui. Dans une période dite de "crise" où les citoyens sédentaires sont systématiquement appauvris, il est utile d’avoir un bouc émissaire que l’on pourra sacrifier le moment venu.

 

Refuser ce processus qu’est-ce donc ? Refuser de participer à la déchettisation d’un peuple, c’est comment ?

 

Il nous semble que tout cela peut se mesurer à l’aune de l’audience de certaines figures dans les médias. CertainEs acteurEs médiatiques ont certainement commencé à poser les bonnes questions lors de débats ou d’entretiens avec des représentants de la communauté Rrom. L’urgence impose que la parole soit plus forte pour corriger un peu l’image qui est renvoyée aux français. Cela pourrait se faire en évoquant des expériences abouties, des propositions de familles Rrom. Il faudrait inciter à écouter, à regarder davantage les personnes non médiatisées de ce peuple, histoire de ne pas nous rejouer la mélodie de l’exception : « Je suis pas raciste, j’adore Django Reinhardt et Tony Gattliff »…

Cela peut se mesurer également à l’aune de la générosité solidaire. Tel promeut la culture de ce peuple en produisant un dictionnaire, tel autre met à la disposition de familles un terrain qu’il posséde…

 

Une parole plus forte qui propose un décryptage des processus à l’œuvre. En est-il encore temps et qui pourrait s’engager à participer à cette action de prévention d’un massacre annoncé ?

 

Il est important de favoriser la solidarité entre les différentes catégories de déchets désignés, les travailleurs licenciés, appauvris, les « vieux » « les jeunes des banlieues »,… chacunE de vous peut alimenter la liste. Mais répétons le, aujourd’hui il faut tenter de stopper le processus de déchettisation ethnique appliqué aux Rroms.

Nous savons que ce processus de désignation d’un peuple comme bouc émissaire n’épargne que les bourreaux tant qu’ils sont au pouvoir. Nous savons également comment cela peut finir.  

 

Quant à la réalité quotidienne vécue dans les campements quand ces derniers sont écrasés par les pelleteuses de la force publique, ne serait-il pas urgent de collecter les expériences réussies par les Rroms, travaillant avec des membres d’association, certains travailleurs sociaux, certains élus, non pour dresser un palmarès mais pour appliquer les dispositifs qui fonctionnent dans l’urgence de la vie.

 

 

processus d’essentialisation destructrice

 

Il s’exerce sur l’opinion publique par le biais des médias.

Il consiste à désigner un groupe de personnes en lui accordant une « nature » essentielle qui gomme les personnes et les liens qu’elles entretiennent au sein du groupe auquel elles appartiennent.

Parler de « La Femme », de « l’Homme Africain », des « Rroms » ou de tout autre sous-ensemble de l’humanité, en leur accordant des caractéristiques essentielles que l’on a construites de toutes pièces c’est un des ingrédients de ce que l’on nomme racisme.

Le processus a beau être connu, analysé, il n’en demeure pas moins qu’il est vivace en ce moment.

Voir que les ‘vrais gens’ qui sont amalgamés en opinion publique commencent à donner des signes inquiétants de réaction à ces désinformations et à ce bourrage de crane médiatique : A Marseille, à Lille, des pauvres s’en prennent à plus pauvres qu’eux et d’abord à ceux qu’on leur désigne.

 

 

[1] A force de répéter que, privés d’une hygiène minimale due à tout être humain, les Rroms sont sales, que, privés légalement de travail décent, les Rroms sont voleurs, l’opinion publique se déchaine en toute « légitimité » républicaine …

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 12:40

 

une vidéo de télédebout, télé féministe

 

le 30 décembre à Paris


 

Place de la République à Paris, rdv devant le théâtre Dejazet, boulevard du Temple. 
une marche silencieuse pour Nirbhaya et toutes les femmes victimes de viols, de tortures, de violences et d'assassinats dans le monde. La marche se déroulera jusque Bastille, une minute de silence sera observée. Venez avec une bougie !

extrait du communiqué des LOCS, Lesbiennes of colors

 

vidéo du 12 janvier des lutheuses de rrue en montage

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 14:45
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"Je ne suis pas une descendante d'esclaves, je descends d'êtres humains, qui ont été réduits en esclavage" 

Makota Valdina, enseignante de Camdomblé (religion Afro-Brésilienne) et conseillère municipale au Brésil.
comme le dit Zolan : une mise au point importante !
Le film de Ionnis

 

 

belles images, beaux sons

 

pour dire le fragment et l'entièreté de luttes, qui sont là toujours aussi nécessaires, cruciales

 

 

pour ma part la question posée par un homme au début du film: pourquoi ils ne se révoltent pas ?

est absurde, ignorante, méprisante, sans le vouloir j'imagine, en toute inconscience, pétrie des modèles pourtant périmés des révoltes apparentes, des réactions des hommes, je pourrais dire là : des mecs, des hommes quand ils sont des mecs, des femmes aussi quand elles le sont... mecs, ou complices, ça arrive, ça arrive...

Si    

ils, elles se révoltent, elles résistent, à l'ignominie de l'inégalité, de leur situation, des discriminations, des violences, du froid, de la rue, elles combattent pour leurs droits, élémentaires, pour leur vie véritableable, pour celles de leurs enfants, des leurs,

pas forcément avec des coups

pas forcément dans la guerre

mais oui souvent dans une paix, une présence, un engagement fondamental

 

le film, les traductions, ce qui est donnée à entendre de Bianca, Pierre, Simona, May, Renaud, et bien d'autres - et même cette question, les fausses réponses, les vraies, les justes, sans doute celle du "collectif", des clichés, l'ensemble est très fort

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 21:56

 

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