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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 16:28

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Ion Salagean un homme d'une cinquantaine d'années est mort dans l'incendie de La Maison des Rroms, la Baraka au 163, rue des Pyrénées. Suite à cette catastrophe une centaine de personnes sont à la rue et démunies de tout.


Une enquête est ouverte par le parquet de Paris pour déterminer la cause de cet incendie et nous ferons tout pour que cette enquête aboutisse.

La Maison des Rroms, la Baraka une ancienne cartonnerie du 20ème arrondissement propriété de la mairie de Paris était occupée par plusieurs familles depuis le mois de novembre 2010. Le bâtiment détruit par l'incendie, le seul habité par les familles avait été déclaré salubre par la préfecture de Paris.

Le 12 août l'expulsion des familles de ce lieu de vie précaire, qui répondait pourtant aux urgences de la situation, a été prononcée par le Tribunal du 20ème. La mairie de Paris disait chercher des solutions de relogement -accordant de fait des délais- mais subissait des pressions de la part de la mairie du 20 ème pour accélérer l'expulsion.

Par ailleurs dans le voisinage circulait une pétition contre la présence des familles à la Baraka.

Mardi 18 octobre, un rassemblement de voisins a eu lieu devant La Maison des Rroms, la Baraka. Une vingtaine de personnes en colère ont essayé d'abord de pénétrer dans les lieux par le portail de devant, puis par la porte arrière. Ils n'ont pas hésité a affirmer qu'ils étaient accompagnés par l'avocate de la mairie : un mensonge.

Devant une telle hostilité les Rroms se sont enfermés.

Finalement, une dame c'est  présentée comme mandatée par la mairie. Bien que n'ayant pas de carte l'attestant, les habitants lui ont ouvert puisqu'elle elle était déjà venus quinze jours auparavant prendre des photos pour le diagnostic des travaux en projet sur ce site, avait-elle dit. Elle a refait le  tour accompagné d'un homme présenté comme l'entrepreneur.

Le soir même une tentative d'intrusion par la porte arrière a effrayé les familles qui étaient à l'intérieur, elles se sont alors barricadées.

Six jours après il y a eu l'incendie : des personnes ont déclaré avoir vu des ombres se faufiler sur le toit facilement accessible.

La plupart des familles n'ont « bénéficié » que de trois nuits d'hôtels. Elles ont été dispersées, sans qu'aucune des associations qui les suivaient jusque là, Harissa sauce blanche, Secours catholique, La Voix des Rroms, le Collectif  de la Baraka et les Lutheuses de Rue ne puisse avoir la liste des personnes prises en charge ni l'adresse des lieux où elles ont été dispatchées.


En remettant le sort des familles à la seule association Emmaüs coup de main (qui ne connait pas les habitants de la Baraka) la mairie isole les familles des associations qui effectuaient un accompagnement médical, scolaire et administratif en cours et des solidarités qui s'étaient mis en place, d'autant plus précieuses après l'incendie.


Nous apprenons, aujourd'hui, que dix huit personnes ont été dirigées vers des « retour volontaires », par Emmaüs Coup de main.

 

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Il y a eu mort d'homme, il serait important et nécessaire à la dignité, que chacun et chacun, le connaissant ou non, puissent témoigner autour d'un signe visible au 163 rue des Pyrénées, de sa sympathie, de l'expression de ses regrets et de sa colère, d'un respect pour sa mémoire.

 

 

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Nous dénonçons toutes les violence racistes faites aux Rroms, exigeons un relogement stable pour les victimes, que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet incendie.


N'acceptons pas l'intolérable !

 

 


Rassemblement devant la mairie du 20 ème -
avec dès que possible vêtements pour enfants, bébés et toutes tailles, pour femmes et hommes - ils ont tout perdu.

Ils ont perdu l'un des leurs :
Un mort dans l'incendie de la Baraka
retrouvé hier soir par les pompiers
un homme d'environ 55 ans
habitant du lieu
Les familles sont relogées en urgence pour quelques jours
Nous ne les laisserons pas isolées et sans logement
Les Lutheuses de RRue et d'autres
sur le site de la voix des RRoms :

Mme. Calendra, contrairement à vos plans, les Rroms ne disparaîtront pas!

Hier mercredi 26 octobre, La voix des Rroms et le collectif de la Baraka dont elle fait partie avaient appelé à une rencontre avec les sinistrés du 163 Rue des Pyrénées afin d’organiser la solidarité exprimée par de nombreuses personnes depuis l’incendie qui a détruit leurs habitations et qui a coûté la vie à Ion Salagean, un homme de 55 ans. Une centaine de personnes étaient au rendez-vous, mais pas les sinistrés, à l’exception de deux familles hébergées pour quelques nuits dans un hôtel à deux pas du lieu du rendez-vous. En effet, dispersées sur plusieurs centres d’hébergement soumis à des règles strictes concernant l’heure d’entrée et de sortie, ceux des sinistrés ayant pu être avertis du rendez-vous n’ont pas pu s’y rendre. Connaissant les sinistrés depuis des années, La voix des Rroms et le collectif de la Baraka, né à l’occasion de la réquisition citoyenne du bâtiment de la Rue des Pyrénées souhaitaient tout simplement poursuivre le travail d’accompagnement et, dans les circonstances nouvelles, de relogement effectif et durable. La demande d’un rendez-vous avec la mairie a été rejetée par cette brève déclaration de M. Sébastien Roy, qui après lecture s’est dérobé rapidement et n’a pas voulu discuter:

“Bonsoir, je suis Sebastien Roy, le directeur de cabinet de Frédérique Calandra, j’ai une brève déclaration à vous lire.
Il n’y a pas lieu de recevoir une délégation constituée de personnes dont on ne connait pas la légitimité, dans la mesure où chaque sinistré a été reçu individuellement en mairie le soir même du sinistre en présence d’un éducateur de l’association « Harissa Sauce Blanche ».
Ces mêmes sinistrés sont suivis actuellement individuellement par le service social départemental de la ville de Paris et l’association « Emmaüs Coup de main » mandatée par la ville.”

La demande d’entretien avait été faite au nom de La voix des Rroms et de “Harissa sauce blanche”, toutes deux membres du collectif de la Baraka. Ce collectif avait été reçu à la mairie du 20e arrondissement, qui était bien au courant du rôle qu’il jouait. La mauvaise foi de la mairie du 20e arrondissement est déconcertante. Les déclarations mensongères que Mme. Calendra a fait au journal Métro, visant à discréditer le travail des bénévoles associatifs sont d’autant plus une honte que leur but final est de faire disparaître les sinistrés une fois les nuitées d’hôtel terminées. Ceci en les dispersant dans différents lieux mais aussi en les coupant des associations et individus qui se battent à leurs côtés pour la justice et leur droit de vivre dans la dignité. L’exclusivité donnée à “Emmaüs Coup de main”, qui propose aussi “l’aide au retour volontaire” en Roumanie le prouve.
Nous étions présents depuis le début pour aider cette centaine de personnes à vivre dans la dignité. Nous étions présents le soir de l’incendie et avons servi d’interprètes, de médiateurs, y compris pour faire la liste des personnes à héberger. Notre dernière tentative d’appeler à la raison Mme Calendra (voir ci-dessous) a échoué, mais l’absence de responsabilité d’élus ne nous arrêtera dans notre quête de justice sociale, bien au contraire.

E-mail envoyé à Mme. Calendra:
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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 01:27

La Maison des roms incendiée à coups de cocktails Molotov

 

 

Aujourd’hui, 24 octobre, dans la soirée, des individus en cagoule ont attaqué la Maison des Roms, au 163 rue des Pyrénées, dans le XXème arrondissement de Paris, à coups de cocktail Molotov.

 

Ces hangars, qui abritaient une centaine de Roms depuis près d’un an, ont flambé et se sont effondrés. Tous ses habitants ont pu sortir à temps. Un d’entre eux est à l’hôpital.

 

Cette agression fait suite à une manifestation de prétendus voisins, il y a deux jours, où certains manifestants avaient annoncé le programme : « on va tout faire brûler ! »

 

Le Collectif contre la xénophonie dénonce cette agression raciste inqualifiable.

 

Nous appelons les autorités à prendre toutes les mesures pour identifier les agresseurs, et faire qu’ils répondent de leurs actes.

 

Il y avait dans ce bâtiment des familles avec des enfants, des bébés, des personnes agées, des malades. Et il aurait pu y avoir de nombreuses victimes.

 

On ne saurait exagérer la gravité de tels actes.

 

Les autorités politiques ont dans cette affaire de très graves responsabilités.

 

En appelant à la chasse aux roms, le Président de la République a engagé un mouvement dont on mesure aujourd’hui les conséquences. De même, la mairie du XXème arrondissement ne s’est pas illustrée pour le mieux en encourageant des manifestations de riverains où se sont mêlés manifestement des éléments carrément dangereux.

 

Les autorités municipales se doivent de répondre dignement face à cette manifestation d’un racisme radical qui ne doit pas avoir sa place ici.

 

Les responsables de ces actes doivent être poursuivis, et les victimes protégées.

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 01:41

 

So much to say

Tanto a callar

Tant à vivre

 

ninakupenda

 

Kila mtu ana haki ya kuishi, haki ya uhuru, na haki ya kulindwa nafsi yake.

Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.     

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Marie était et restera une combattante de bien des luttes, sans idéologie  mais de fait ;

Lutte des femmes, luttes culturelles dans des rencontres, par l'organisation des premiers festivals de films de femmes en France, des expositions extraordinaires avec des oeuvres de femmes connues (Sonia Delaunay, Gisèle Freund et bien d'autres), de femmes inconnues.  Elle avait le sens des découvertes, de la pertinence et de l'audace pour une installation artistique, l'oeil exigeant...

 

Luttes pour la vie et santé, la sienne en se battant contre les diagnostics médicaux qui l'avaient condamnée lors de son accident en 1971, et pour la santé  des plus démunis : elle a participé au Kenya, à rendre des soins et médicaments  acessibles alors qu'ils sont inaccessibles du fait des lois des marchés... en particulier pour le VIH

 

Combats pour la beauté, l'amitié et l'amour...et la différenciation entre l'amour véritable et le gré des humeurs, des rythmes de proximité et d'éloignement, et une façon bien à elle d'être fidèle en amitié

 

Combats pour un échange et une parole différente, personnelle, aigûe, lucide. Combats pour une paix au quotidien, un équilibre, pour la paix... Son courage et sa dignité ont été remarqués par toutes celles et ceux qui l'ont approchée.

 

Combats pour une vie libre et partagée...

Combats pour oser voyager, aimer et élever les enfants de John, son compagnon Massaî depuis des années.

Comme toute personne handicapée elle n'avait droit à aucun crédit des banques et des amies  avaient généreusement permis la consturcution de sa maison à Shela... Elle avait choisi ce lieu de vie bien avant qu'il devienne une destination prisée pour une clientèle "très people et très riche"  d'hotels luxueux pour touristes. Elle avait choisi une maison traditionnelle de style swahili, avec un toit de chaume, largement ouverte sur l'extérieur, et donnant immédiatement sur la mer. maison traditionnelle, belle, mais simple.... Elle déplorait l'investissement de l'argent dans cette île : l'économie relationnelle et financière en a été bouleversée. Elle avait observé avec beaucoup de scepticisme la construction par d'autres ressortissants étrangers, à Lamu et dans ses environs, d'immenses villas, dont le luxe souvent ostentatoire tranche avec la pauvreté de l'immense majorité de la population locale. Le propriétaire du terrain où ele vivait à Lamu venait de refuser de le lui louer davantage : le terrain avec cette maison avait pris grande valeur... 

 

Marie c'est vrai Marie aimait l'Afrique, pas en touriste, pas en ignorante, pas en spécialiste,  d'autant plus que le climat et la vie moins refermée qu'en France avaient redonné à son corps et son coeur une mobilité. Nous nous réjouissions qu'elle reparte un temps, à sa convalescence, à Lamu...

 

Combats contre les trahisons... Contre les exploitations et le silence comme ceux que certainEs peuvent faire peser aujourd'hui sur sa vie et sa mort...

 

"La haine tue toujours, l'amour ne meurt jamais." Gandhi

 

Un combat juste n'est jamais perdu, même vaincu, trahi, il persiste, et gagnera pour les générations futures

 

 

MARIE JE T'AIME - NOUS T'AIMONS

 

TON ESPRIT LIBRE, TA BEAUTE ET TON COURAGE RESTENT VIVANTS

 

Malgré la rapidité des contacts pris et des actions qui commençaient dans nos désarrois et volontés de faire, et difficulités de comprendre ensemble, malgré...

la situation de guerre, les guerres, l’absurde horreur de l'inhumanité des kidnappeurs, les problèmes de santé de Marie, les enjeux marchés/état etc...

 
n'ont pas permis - n'ont rien permis - pour la vie et la libération de notre amie...
La version officielle et de bien des médias , c'est que Marie était "en phase terminale et n'en avait que pour deux ou trois jours", mort logique... Faux
Alors qu'a fait le gouvernement? Pour une femme un peu âgée, malade, handicapée, en "phase terminale"  ?
D'un côté les "barbares", les "sauvages" de l'autre la "civilisation". Voilà la version officielle.
Des femmes et des hommes, civiliséEs et barbares , sont pris en otage des guerres entre gouvernements et bandes armées.
Les femmes et les enfants sont particulièrement touchéEs, assassinéEs. Nous le savons tous les jours.
C'est cela qui a tué Marie, par les outils de ce système, 
des hommes armés  prêts à tout et sans souci des vies.
Nous avions fait une première lettre de pression au gvt quelques jours avant la nouvelle de son assassinat pour faire pression sur une action de diplomatie humanitaire qu'il fallait appuyer.

 

Le CICR a été prévenu  dès les premières heures et a apporté tout le soutien possible par le Croissant Rouge équivalent musulman de la Croix rouge. Mais sans localisation ils ne pouvaient rien faire d'autre que d'approcher les zones dévastées par la guerre, la misère, les hordes armées. et l'état géopolitique de cette région.

Nous espérons qu'elle a souffert le moins possible, physiquement et mentalement,
qu'elle a pu voir en ses derniers instants malgré l'horreur
encore comme elle a toujours su le faire
voir la beauté  du monde par le ciel, la mémoire,
les présences amies invisibles mais vers elle, par son coeur,
par ceux et celles qui à Lamu et à Paris et ailleurs l'attendaient

 

 

 

 

NOUS AMIES DE MARIE

REMERCIONS OTAGES DU MONDE ET CHACUNE DES PERSONNES RENCONTRÉS PAR EUX

LE COMITÉ DE SOUTIEN AUX JOURNALISTES HERVE ET STÉPHANE

NOUS REMERCIONS LE CICR

NOUS REMERCIONS CHAQUE PERSONNE CONCERNÉE QUI A D'UNE FAÇON OU D'UNE AUTRE A ESPERE, VOULU, TENTE D'AIDER À SA LIBERATION

 

NOUS PENSONS A SA FAMILLE, A JOHN, A SES AUTRES AMIS ET AMIES - A LAMU, EN PROVINCE, EN VOYAGE, A PARIS ET AILLEURS...

NOUS SOMMES DANS LA PEINE

 

 

 

 

 

nous ferons un hommage plus tard

 

l'heure est au recueillement

 

et à cette action

 

 

 

PAR DIGNITÉ ET POUR LA LIBÉRATION DE TOUS LES OTAGES DU MONDE

 

INÈS 

 

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PLUS DE TROIS CENTS PERSONNES DE TOUS LES PAYS ONT DONNE LEUR ACCORD POUR ENVOYER LE MESSAGE EXIGEANT DU GOUVERNEMENT DES INFORMATIONS SUR L'ASSASSINAT DE MARIE.  http://www.facebook.com/FreeMarieDedieu
Send the following message
The Friends of Marie DEDIEU
Please give your support by adding your name to our list either by signing
at pourmariededieu@gmail.com or going to Facebook Free Marie Dedieu
demanding that the French government

In a press release dated Wednesday October 19th, Bernard VALERO,
spokes person for the Ministry of Foreign Affairs has announced the death of
our friend Marie DEDIEU without being able to clarify the date and
circumstances of her death.

From the moment Marie was abducted on October 1st, the government asked us
to remain silent. Despite our misgiving, we accepted.

But NOW we DEMAND to know what... exactly the government has done to obtain
on humanitarian basis the liberation of Marie and we DEMAND the proofs of
Marie¹s death.


October 19th, 2011
The Friends of Marie
Facebook Free Marie Dedieu
to
pourmariededieu@gmail.com
with you name,
it will be sent then to Nicolas SARKOZI. Marie was abducted on October 1st. The government asked us to remain silent. Despite our misgiving, we remained silent. Today, we ask the gouvernemnt to tell us exactly what it has done to obtain her liberation, to give all the information about the circonstances of Marie's death, and to do everything so that Marie rests in peace.
A toutes et tous: continuez d'envoyer des messages
Pour Marie Dedieu


Dans un communiqué daté du mercredi 19 octobre 2011, le porte-parole du Quai
d¹Orsay, Bernard Valero, annonce la mort de notre amie, Marie Dedieu,
enlevée au Kenya le 1er octobre dernier et détenue depuis en Somalie, sans
être capable d'« en préciser la date ni les circonstances ». Le ministère
des Affaires étrangères a demandé la restitution du corps.

Ces mêmes autorités ont demandé, depuis 15 jours, à ses amies et amis qui
vivent en France le silence absolu dans la presse et en public, et tous et
 toutes avons scrupuleusement respecté cette consigne à notre coeur défendant.
Mais aujourd¹hui les signataires de ce communiqué exigent
- que le gouvernement, les instances concernées (affaires étrangères,
services secrets, premier ministre, etc.) disent très exactement ce qu'ils
ont fait pendant les 19 derniers jours pour obtenir la libération de Marie
Dedieu sur des bases humanitaires ;
- et qu'il communique sans délai des preuves sur les circonstances de la
mort de Marie.

Le 19 octobre 2011
Amies et amis de Marie DEDIEU,
page Facebook : Free Marie Dedieu

à  
pourMarieDedieu@gmail. com
avec votre nom
afin que les autorités françaises et N Sarkosy disent ce qu'elles savent sur les circonstances de la mort de Marie, et fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour rapatrier son corps, afin que notre amie repose en paix...

PHOTOS DE LA PAGE FB FREE MARIE DEDIEU

 

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 20:24

 

IMG_0264.JPG    OFRTP-FRANCE-POLICE-FICHIERS-20091018.jpg

 

 

suite de l'information par les Lutheuses de Rrue

voir nos articles sur ces faits :

 

Xoli ada tetrajes/temanges  et Leur liberté est la nôtre, notre liberté est la leur.

 

Ce 17 octobre

au tribunal de Bobigny, France :

 

Trois femmes accusées de faire la manche avec leurs enfants, deux enfants sont nourris au sein

 

Menottées, elles se voient arrachées à leurs enfants, sans que les interprètes aient fait leur travail clairement

En garde à vue elles ignorent où sont emmenés leurs enfants et pour les enfants même silence de la part de la police.

Elles sont accusées de manque de soins mais ces violences institutionnelles à leurs égards bafouent leurs droits de citoyennes, des droits de l'enfant, de simple humanité...

Chaque année plusieurs cas similaires ont lieu.

 

Pour l'un d'elle la séparation forcée aura durée un mois... Elle n'aura de nouvelles qu'au bout de deux semaines et demi, elle n'avait pas auparavant d'avocat... Elle a été relaxée ce 17 octobre...

 

Les travailleurs sociaux étaient contre ces placements mais leurs voix ont également été écrasées.

 

"Vous n'avez rien dans ce dossier!", s'est indignée l'avocate de la défense de la femme relaxée, Me Julie Launois Flaceliere. "Le parquet doit reconnaître ses erreurs", a-t-elle dit, insistant sur le caractère particulièrement violent de la privation et du trauma pour l'enfant comme pour la mère occasionné par une mesure policière prétendant sauver un enfant en menottant sa mère sous ses yeux, en les privant de liberté et en les séparant de force aussi longtemps, malgré l'importance de l'allaitement au sein interrompu brutalement, et ce sans raison. Si l'enfant ne portait aucune trace de mauvais traitement, "le certificat médical établi le lendemain du placement indique : aucune trace de mauvais traitement ou de déshydratation... "au bout de 2 jours dans le centre où elle a été "accueillie" elle ne parlait plus... mangeait mal et pleurait beaucoup.


 

Dans la salle une vingtaine de personnes sont venues en soutien,dont soeur Jacqueline qui depuis 25 ans travaille et vit souvent sur  les terrains où campent des familles Rroms, Jeanne Gamonet d'AVER (Association Rrom d'Action et de Recherche contre toute forme de Racisme), membre de l'Union Rromani Internationale, membre des associations rroms « La Voix des Rroms » et « Femmes Rroms, Sinté, Kalé », toutes deux citées comme témoins par la défense ; Saimir Miles de la Voix des Rroms, des amis de Montreuil, présents dans de nombreuses luttes et pour la réquisition des logements et lieux inhabités, une maie de Radio.graphie, des femmes du collectif Baraka, les Lutheuses de Rrue et leurs amies anti-racistes et anti-sexistes, qui ont rejoint ensuite les manifestations en hommage aux AlgérienNes victimes de la police française du 17 octobre 1961 lors d'une manifestation pacifique pour l'indépendance de leur pays.

 

Genovita et Maria ne se sont pas présentées, nous comprenons bien leur crainte de se voir une nouvelle fois arrachées à leurs enfants et à leur liberté pour faute d'avoir à survivre dans une société où les exclus se font de plus en plus nombreux... Les deux femmes sont poursuivies, comme la première, relaxée ce 17 octobre, pour "privations de soins". Mais elles sont pour leur part visées par l'alinéa 2 de l'article de loi. Celui-ci, ajouté par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003, adoptée quand Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur, considère que "le fait de maintenir un enfant de moins de 6 ans sur la voie publique (...) dans le but de solliciter la générosité des passants" constitue un délit de "privation de soins", passible de 7 ans de prison et 100.000 euros d'amende.

Pour La voix des Roms, "cette incrimination pénale est d’essence raciste et discriminatoire puisqu’elle a été conçue comme un outil de répression anti-tsigane."  



"Cette infraction est aberrante et la peine est démentielle", a estimé Me Henri Braun avocat de ces deux femmes. "Le texte n'est pas conforme à la constitution (...) ainsi qu'aux droits communautaires et je vais demander la saisie de la Cour de justice de l'Union européenne", a-t-il ajouté. Il s'agit de questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) pour l'avocat et il ne cherche pas à gagner un procès sur vice de forme éventuel mais sur le fond.

 

Le 7 novembre au tribunal de Bobigny aura lieu la suite de ce procès des deux autres femmes. Le renvoi demandé par la procureur a été accepté par les juges :

Si le parquet a besoin de temps "pour répondre à ces arguments" c'est qu'en effet les droits citoyens sont attaqués par la loi de 2003 et la lopsi, ainsi que le bon sens et la vie, la vie ensemble...Et bien que le jugement doive être rendu "rapidement" le manque d'arguments à opposer à Me Braun a nécessité le renvoi....


 L’audience est reportée au 7 novembre à partir de 13h, 14e chambre du TGI de Bobigny.

 

7 novembre :

relaxe pour Genovita et Maria  

mais refus de considérer la question prioritaire de constitutionnalité

et les problèmes de compatibilité de la loi 2003 avec la charte européenne et comission européenne des droits des humains

ces questions et plaidoirie restent donc à traiter de toute urgence

nous espérons un appel

 

 

sur le site de radio.graphie :

 

 

http://radio.graphie.free.fr/?p=351


radio.graphie.free.fr

 

linkparisseveille

 

 

à noter aussi :

Emmaus a proposé à Marseille une action : mendions tous ! pour protester contre l'arrêt de la mairie de Marseille, se servant de la loi de 2003 et de la lopsi pour en rajouter. Comme à Paris où les Champs Elysées sont sous protectionniste indécent : pas de mendiants, pas de sdf  à vue, le centre de Marseille leur est interdit....

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 03:26

Peuple français, tu as tout vu
Oui, tout vu de tes propres yeux.
Tu as vu notre sang couler
Tu as vu la police
Assommer les manifestants
Et les jeter dans la Seine.
La Seine rougissante
N'a pas cessé les jours suivants
De vomir à la face
Du peuple de la Commune
Ces corps martyrisés
Qui rappelaient aux Parisiens
Leurs propres révolutions
Leur propre résistance.
Peuple français, tu as tout vu,
Oui, tout vu de tes propres yeux,
Et maintenant vas-tu parler ?
Et maintenant vas-tu te taire ?

KATEB YACINE (1929-1989)

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 13:16

 

 

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A l'attention de
Monsieur Alain Juppé,
ministre des Affaires étrangères et européennes


Pour la libération de Marie Dedieu.

 

 

 

Marie Dedieu a été enlevée au Kenya le 1 er octobre 2011.

 

Marie est une femme exceptionnelle, active et généreuse, rayonnante, d'une haute culture, qui
malgré les conséquences d'un ancien et très grave accident qui l'a rendue
tétraplégique ne s'est jamais servie de son handicap pour revendiquer un
privilège mais qui au contraire, sa vie durant, a pris ses propres difficultés
comme une voie d'accès aux autres, un point d'appui pour comprendre,
échanger, partager. Elle s'est toujours battue, y compris contre la maladie. Elle
sort d'un cancer, elle a des problèmes cardiaques, elle a besoin actuellement
d'un traitement médical lourd et quotidien.
Elle a toujours été passionnée par l'Afrique, et bien loin d'être une touriste de
passage, elle a voulu construire depuis une dizaine d'années une grande
partie de sa vie à Lamu, au Kenya, par désir profond de rencontrer des
personnes et des cultures différentes et de nouer des liens réels et durables
avec elles. Elle est en retour aimée et respectée par tous ceux, extrêmement
nombreux, qui la connaissent là bas.


Nous demandons aux autorités françaises responsables de faire tout,
absolument tout, pour obtenir sa libération immédiate.


Prénom
Nom
Qualité

 

 

 

 

Pour envoyer la lettre, cliquer sur le lien suivant :
HYPERLINKlink"mailto:contact.cdc@diplomatie.gouv.fr" contact.cdc@diplomatie.gouv.fr

ou copier la lettre l'envoyer à

 

contact.cdc@diplomatie.gouv.fr

 

MERCI

 

voir aussi  linkpage FACE BOOK FREE MARIE DEDIEU

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 08:42

"On ne peut pas vivre normalement dans des temps anormaux" Walter Benjamin

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 12:00

 

 

 

Xoli ada tetrajes/temanges

 

 

La rage c'est vivre/aimer ( proverbe Rrom)

 

 

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Un calife vient de mourir. Alors que le trône est vide, une mendiante vient s'asseoir dessus. Le grand vizir demande aux gardes de se saisir de cette loqueteuse qui vient de commettre un tel sacrilège, mais cette dernière répond :
— Je suis au-dessus du calife.
— Comment peux-tu dire une chose pareille ! s'exclame le grand vizir, stupéfait. Au-dessus du calife il n'y a que le Prophète.
— Je suis au-dessus du Prophète, poursuit la mendiante sans se départir de son flegme.
— Quoi ! Qu'oses-tu dire, misérable ! Au-dessus du Prophète, il n'y a que Dieu !
— Je suis au-dessus de Dieu.
— Blasphème ! Hurle le grand vizir au bord de la crise d'apoplexie. Gardes ! Étripez cette folle sur-le-champ. Au-dessus de Dieu il n'y a rien !
— Justement, je ne suis rien.
Conte soufi
                                                                                                                                                                          Soyons tout !!!

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"La révolution sera la floraison de l'humanité comme l'amour est la floraison du coeur."

"Chacun cherche sa route ; nous cherchons la nôtre et nous pensons que le jour où le règne de la liberté et de l'égalité sera arrivé, le genre humain sera heureux."
Louise Michel

 

 

 

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Xoli ada tetrajes/temanges

La rage, c’est vivre/aimer (proverbe Rrom)

 

Un calife vient de mourir. Alors que le trône est vide, une mendiante vient s'asseoir dessus. Le grand vizir demande aux gardes de se saisir de cette loqueteuse qui vient de commettre un tel sacrilège, mais cette dernière répond :

— Je suis au-dessus du calife.

— Comment peux-tu dire une chose pareille ! s'exclame le grand vizir, stupéfait. Au-dessus du calife il n'y a que le Prophète.

— Je suis au-dessus du Prophète, poursuit la mendiante sans se départir de son flegme.

— Quoi ! Qu'oses-tu dire, misérable ! Au-dessus du Prophète, il n'y a que Dieu !

— Je suis au-dessus de Dieu.

— Blasphème ! Hurle le grand vizir au bord de la crise d'apoplexie. Gardes ! Étripez cette folle sur-le-champ. Au-dessus de Dieu il n'y a rien !

— Justement, je ne suis rien.

Conte soufi

Soyons tout !!!

Contre la double peine infligée

aux femmes appauvries,

aux femmes migrantes et en exil, aux femmes Rroms

 

Aujourd’hui, les femmes représentent près de la moitié des migrants internationaux dans le monde. Dans les combats féministes anticapitalistes et antiracistes qui sont les nôtres nous voulons dénoncer et contrer les manœuvres gouvernementales visant à rendre invisibles l’oppression et la lutte au quotidien des travailleuses migrantes appauvries. Nous luttons avec elles contre la chasse qui est faite à leurs peuples, nos combats visent les violences qui nous sont faites à toutes.

Les Rroms pauvres sont visés comme l'ennemi intérieur par les gouvernements européens - Les femmes Rroms pauvres et appauvries sont les plus exposées dans cette chasse organisée. Contraintes à mendier le droit à l'existence pour elles et les leurs, elles deviennent dans les rues des villes européennes le signe trop visible d’une disparition programmée. Elles sont les garantes de la langue Romani, des traditions, de la sécurité et de l'éducation des enfants, des repas et de la viabilité des cabanes malgré la précarité des lieux où elles vivent, et pourtant  leurs besoins et leurs contributions ne sont jamais pris en compte par les études, les gouvernements, les médias - même pour celles qui réussissent à s'inscrire dans une vie professionnelle.

Elles résistent au refus délibéré qu'oppose l'Europe aux Rroms, aux Rroms migrants, comme aux migrants transcontinentaux et européens dès lors qu'ils ne sont pas suffisamment riches, ou suffisamment exploitables immédiatement pour tel ou tel labeur de construction, de nettoyage, de sécurité, de travail domestique…  Cette résistance n'est reconnue que par leurs amiEs politiques, les médias parlent d'elles comme victimes ou comme délinquantes.

Elles mendient pour résister à la famine dont les dirigeants veulent masquer l'existence  en France, pour résister à l'humiliation plus grande encore de n'être admise nulle part. Leurs compétences sont niées - et même le travail domestique souvent seul ou premier accordé aux femmes migrantes (et évidement le travail non-domestique) leur est refusé. Comme pour nous touTEs la déferlante de la dette aggravent la situation sociale des peuples, des femmes en particulier.

La discrimination dans l’exercice des Droits Fondamentaux que sont le droit à l’éducation, à l’emploi, à la santé se double de la violence institutionnelle ou privée faite aux  femmes : garderies inaccessibles, stérilisations forcées, mariages précoces, avortements nombreux, dangers de la rue, viols…

 

Cette exclusion met dans un nulle part toute femme et particulièrement les femmes Rroms exilées, prises en étau dans l’articulation des rapports sociaux de sexe, classe et race.

Si les démarches administratives sont lourdes pour toutes, elles deviennent carrément kafkaïennes, lorsqu'une femme Rrom  vivant en campement ou en squat veut inscrire ses enfants à l'école de la République, et ce en dépit de la loi - les démarches durent des semaines sous prétexte d'adresse, d'illégalité, de papiers demandés plusieurs fois, d'obstacles faits par les services responsables, de manque de traducteurs - quant aux  formations qu'elles peuvent souhaiter, les obstacles sont encore plus lourds. Rien n'est prévu malgré les directives européennes concernant les Rroms depuis 15 ans, malgré la protestation de Viviane Reding, et malgré les objectifs de l'UE pour 2020. Des associations, des travailleurs sociaux tentent de remédier à cette situation mais favorisent - même malgré eux - la dépendance où elles sont du fait de lois injustes et de non applications de lois citoyennes. Le travail qu'ils font sur le terrain est bien pourtant le plus réel, avec celui des amiEs qui contribuent à ouvrir des lieux inoccupés. Le seul travail véritablement concret pour les gens : rendez-vous médicaux, scolaires, démarches, écoute…

En France aussi la ségrégation est organisée

. Une responsable de la mission Rrom chez MDM, se souvient de son arrivée en région parisienne :

"Sur un terrain Rrom, une femme me demande de lui traduire les papiers que lui a fournis le centre de santé où elle s'est rendue, enceinte, redoutant une fausse couche. Je lui traduis qu'il s'agit d'un rendez-vous pour une IVG. C'était terrible : la femme n'avait jamais demandé à avorter mais seulement voulu s'assurer, en consultant, que le bébé allait bien. A quelques heures près, elle avortait malgré elle. Il y a de nombreux cas de ségrégation dans les maternités de leur pays d'origine, des femmes Rroms sont décédées avec leur nouveau-né faute de soins appropriés. C’est une discrimination à la fois sociale et ethnique : une femme Rrom pauvre se retrouve dans une chambre à part avec les autres patientes de sa communauté, négligées. " En France, le 22 Aout, suite à son internement en centre de rétention à Lille une femme de Clermont-Ferrand a accouché bien avant terme (5 mois) d'un enfant qui n'a pas survécu. 

 

Le gouvernement français ne devrait-il pas être poursuivi pour non-assistance à personne en danger, mise en péril de la santé d'autrui, exploitation de la mendicité ? : l' Article 225-12-7 du code pénal contre l' "exploitation de la mendicité d’autrui" - punie de dix ans d’emprisonnement et de 1 500 000 Euros d’amende lorsqu’elle est commise en bande organisée " désigne en effet en premier lieu cet état et la loi des marchés qui ne permet pas d'autre forme de revenus aux Rroms démuniEs, utilise et exploite de surcroit la situation qui leur est faite pour accélérer sa politique répressive, masquer son incompétence et ses intérêts, en trouvant des boucs émissaires…

 

Les hommes occupés sur les marchés, à la ferraille, à trouver des petits chantiers,  dévalorisés eux aussi, tiennent - comme les hommes du Nord et d'ailleurs - au règne du patriarcat qui leur assure vivre, couvert, ménage, domination en tenant les femmes comme gardiennes et garantes de soins et de revenus quotidiens.

Dans le cadre de la mondialisation néolibérale, les Rroms sont le Sud de l'intérieur de l'Europe, pour ceux contraints par le manque de moyens à la migration, aux allers retours incessants du fait de la loi sur le travail "des 3 mois".

En Roumanie aussi, au premier rang des victimes du racisme et de la ségrégation : les femmes. Pourtant ce sont elles qui sont le plus en contact avec les autorités et l’administration parce qu’elles sont mères, elles doivent se rendre dans les mairies, les écoles ou les hôpitaux. Beaucoup voudraient trouver un emploi, mais la plupart travaillent au noir ou dans le business familial, dans la vente de fleurs par exemple.

Le discours de Grenoble et la circulaire anti-Rroms du 5 août 2010, puis C. Guéant annoncent une fois de plus de « nouvelles » mesures contre la « délinquance des mineurs roumains ».

Le virtuel de la dette paupérise et affame  actuellement en Europe et sur tous les continents, des femmes et des peuples qui rencontrent de plus des lois discriminatoires et des impasses administratives absurdes. La fermeture à Paris dernièrement du seul centre d'hébergement d'urgence pour les femmes  isolées renforce les dangers de la rue et démontre le peu de cas fait de ces femmes.

La montée en Europe de mouvements d’extrême-droite très agressifs envers les Rroms, en particulier en Hongrie et en Roumanie, ne laissent pas penser que les expulsions du territoire à coup d'OQTF sont sans risque pour les populations ainsi reconduites par "la politique du chiffre" du ministère de l'immigration - "La Roumanie n'est pas Auschwitz mais ici c'est déjà Vichy"

La séparation arbitraire de familles par la police française, lors des expulsions répétées et catastrophiques de campements, la destructions de leurs biens,  les tramways de la honte, leur mise à la rue et à l'éviction même de la rue, lors d'arrestations pour délit de faciès, pour vente à la sauvette, mendicité avec placement abusif des enfants, accusations répétées et sans fondement de vols… sont des atteintes à ce qui structure et permet aux femmes, aux enfants et aux hommes de maintenir des lieux de vie et une liberté - liberté citée en exergue de toute œuvre reconnue inspirée de la culture Rrom mais déniée aux gens qui l'inspirent et la jouent.

Poursuivons nos luttes contre les violences faites aux femmes, pour nos amours et nos vies, portons nos luttes communes. Il y a lieu d'être en non-mixité, il y a lieu de métisser nos luttes, d'oser des alliances inter-luttes fortes, mixtes et non-mixtes.

Dans les situations graves et urgentes trop de divisions des luttes poussent des militantEs solidaires à secondariser la question spécifique des femmes alors qu'elle est là, comme ailleurs, fondamentale. Cela contribue à ne pas entendre le silence imposé en silence à l’expression de la volonté des femmes. Trop peu de féministes organisées manifestent leur solidarité avec les femmes Rroms des campements. La difficulté de franchir la porte des ghettos, l'obstacle fréquent de la langue, la violence policière lors des expulsions, se renforcent même pour leurs voisinEs d'une vision trop hâtive de tribus, du fait d'un attachement intrafamilial trop souvent interprété comme mafieux. La famille élargie représente en effet une possibilité de continuer à vivre dans les situations mises en place par les politiques des gouvernements européens. La rumeur d'un machisme Rrom, (ou musulman ou…)  qui serait d'une autre nature que le machisme à la française est une attaque raciste qu'il nous faut combattre. L'appropriation des femmes, fondement de la réorganisation des arrangements financiers et  familiaux, nationaux et internationaux  oblige à un repli face au racisme d'état. Ces familles, comme la plupart, vivent sous le régime d’un patriarcat que ne viennent pas tempérer les accommodations cosmétiques des sociétés occidentales.

 

Nous refusons de nous soumettre à la fatalité, aux déterminismes des dominants, aux amalgames construits par le discours ambiant, l’exaspération des préjugés qui ont toujours accompagnés les peuples migrants et particulièrement les Rroms, plus encore lorsque ces amalgames risquent de nous faire oublier que les femmes Rroms sont des femmes, qui espèrent, luttent, désirent, agissent.

 

 

Leur liberté est la notre

Notre liberté est la leur

 

Les Lutheuses de Rrue  et d'autres

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Les Lutheuses de Rrue et d'autres

  voir aussi :

 

http://www.tsiganes-nomades-un-malentendu-europeen.com/index.php?option=com_content&view=article&id=64:appel-a-une-pride-europeenne-pour-les-roms-1102011&catid=6:actualites

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 23:31

silh3g....................................................................

avant qu'ils ne nous y mettent toutes !!

Contre la double peine infligée aux femmes appauvries, migrantes et en exil, aux femmes Rroms

Ce ne sont pas les femmes Rroms qui méritent la prison, c’est au diktat du capitalisme qu’il faut désobéir. Ce sont les lois qu'il faut changer, la société qu’il faut transformer

Droits au travail, au logement, aux garderies, à l'éducation, à la santé pour toutes Des papiers pour toutes ou personne

Femmes (? ), migrantes, exilées, lesbiennes, hétéros et d’autres, réalisons nos rêves, rêvons révolution, paix subversive, partage des richesses, vie sans frontières Par nos combats, nos fêtes et nos amours, nos exigences et nos libertés solidaires.

 

 


 

Le 6 septembre 2011, deux femmes, Maria et Genovita, sont interpellées alors qu'elles font la manche en Seine-Saint-Denis. Elles vivent sur un campement du 93 et sont Rroms  Roumaines. Elles sont avec plusieurs de leurs enfants, un garçon de 7 ans et un bébé au sein, un autre de moins de 2 ans. La police les met en garde à vue, leur enlève leurs enfants sans  même les renseigner sur le lieu de ce placement autoritaire. Elles ne les reverront pas pendant 8 jours. Convoquées au tribunal le 15 septembre elles retrouvent enfin leurs enfants. L’ASE et les  travailleurs sociaux qui n'étaient pas d'accord avec ce placement, et remarquent le trauma causé aux femmes, au bébé sevré de force, aux personnes privées de parole.

 

La police leur arrache leurs enfants sans aucune prise en compte du traumatisme grave que cela représente pour elles, pour eux,  alors qu’elles sont contraintes à mendier, faute de papiers,  faute de logement faute de travail, faute d’accueil.

 

Le 17 octobre (qui est aussi la journée mondiale contre la pauvreté et la misère) un jugement sera rendu, elles sont poursuivies pour "défaut de soins" du fait de mendicité. Elles risquent sept ans d'emprisonnement et 100.000 euros d'amende. La loi du 18 mars 2003 «pour la sécurité intérieure», de Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, considère comme un délit de privation de soins «le fait de maintenir un enfant de moins de six ans sur la voie publique ou dans un espace affecté au transport collectif de voyageurs, dans le but de solliciter la générosité des passants».

 

On menace de les enfermer, de les arracher à leurs enfants, parce qu’elles ont mendié en les gardant avec elles mais dans les campements elles sont seules pour s’occuper des enfants, faire la cuisine et le ménage, rendre possible la vie. Elles n’ont accès ni aux crèches ni aux garderies.

 

En octobre 2005, dans un cas similaire, les juges ont estimé que la «privation de soins» n'était pas prouvée, le lien entre mendicité et maltraitance ne tient pas, ils démontent ce texte et cette décision fait jurisprudence. Il y a non-lieu, femmes et enfants sortent libres.

Pourtant défendues par Me H. Braun, l'avocat qui avait gagné ce procès, Maria et  Genovita craignent celui du 17 octobre.

 

Elles et beaucoup d'autres femmes migrantes ont légitimement de quoi se méfier puisque les exactions de la police, aiguillées par les hommes d'état et leurs pressions raciste et sur une justice française qui a du mal à préserver l'état de droit, se font chaque jour plus odieuses en France.

 

Quel but ont  ces manœuvres politico-policières sinon de les priver des droits humains les plus élémentaires ? Premier pas dans la liquidation programmée en Europe de la population Rrom.

En France cette liquidation prend actuellement la forme d’un racisme et d’une xénophobie d’état, des médias, chacun construisant une image destinée à empêcher, à criminaliser toute solidarité avec ce peuple.

 

Nous, Lutheuses de Rrue, et femmes du collectif la Baraka ou maison des Rroms, serons avec nos amours, nos  amies, nos filles, nos camarades Rroms pour manifester notre lutte et notre soutien aux deux femmes qui risquent la prison, la séparation de leurs enfants. Elles sont ainsi traitées du fait de leur appartenance à un peuple dont les états européens aimeraient pouvoir se débarrasser. Condamnées à une double peine : celle que peut  prononcer la justice, celle qu’elles purgent tous les jours  du fait de la domination des systèmes qui trient l'humain, des systèmes politiques et financiers, des maffieux, du patriarcat.

  

Leur liberté est la Nôtre, Notre liberté est la Leur

Nous proposons un rassemblement féministe anti-raciste non mixte, voisinant d'autres rassemblements solidaires, devant le tribunal de Bobigny le 17 octobre dès 12 h 30  ( à confirmer) et à rejoindre vers 17 h pont St Michella manifestation commémorant les algérienNEs assassinéEs par la police française coloniale le 17 octobre 1961.

 Les Lutheuses de Rrue  et d'autres, Des femmes du collectif la Baraka et d'autres campements Rroms

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 04:33
"la vérité ne vient pas de la beauté, c'est la beauté qui vient de la vérité"
Proverbe rrom

 

Les sans-papièrEs de Saint-Bernard

 

des Sorins et d'ailleurs

 

Les avec papiers caducs et stigmatisants

 

de la Baraka et d'ailleurs 

 

Les sans logement, sans travail, sans droit ...

 

DES LIENS DE GROUPES AMIS POLITIQUES AVEC DES ARTICLES, SONS, VIDÉOS SUR LES EVENEMENTS ET LUTTES DES SORINS :

 

linkregardeàvuelessorins

 

linktéléliberté articlesfilms vers luttdes sorins

 

linkleslutheusesderuelabarakalessorins

 

linkradiographieslessorins

 

linkparisindymedialessorins 

 

 

 UNE VIDEO QUI MONTRE ET RACONTE DE FAÇON SUBJECTIVE ET RÉALISTE LES MOMENTS PARTAGÉS LORS DU RASSEMBLEMENT  EN HOMMAGE À LA LUTTE DES SANS PAPIERS D ST BERNARD

NOUS AVONS DEPUIS LA BARAKA RETROUVÉ LE CORTÈGE DEVANT LE PARVIS

LES PRISES DE PAROLE SUR LE PARVIS NE SONT PAS PRÉSENTES - EN EFFET MEME SUR PLACE NOUS N'ENTENDIONS PAS - PROBLÈMES DE SONO...

LES FEMMES PRÉSENTES SONT PRIVIÉGIEES À L'IMAGE ET AU TEXTE

C'EST VOLONTAIRE

C'EST UN ANGLE DE VUE

LE NOTRE

SANS QUE NOUS NEGLIGIONS POUR AUTANT LES ALLIANCES ET LES COMBATS  AVEC) DES HOMMES

 

 

 

 

 

 

 

un anniversaire : il y a 15 ans 

 

LUNDI 18 MARS 1996 au matin, trois cents Africains, dont une centaine d'enfants, occupent l'église Saint-Ambroise dans le 11e arrondissement de Paris, pour réclamer la régularisation de leurs papiers. Ils en sont évacués par les forces de l'ordre le 22 mars. Après une errance qui les conduit au gymnase Jappy du 11e arrondissement dont ils sont expulsés également, les Africains sans papiers sont accueillis par le Théatre de la Cartoucherie de Vincennes. Puis les Africains s'installent dans des entrepôts de la SNCF rue Pajol (18e arrondissement de Paris). Une longue attente commence. Le gouvernement a promis aux médiateurs que les demandes de régularisation seraient examinées avec « bienveillance ». Le mercredi 26 juin 1996, la réponse du gouvernement est rendue publique. Sur 205 dossiers réouverts par l'administration, le gouvernement n'en retient que 22 pour lesquels il octroie une carte de séjour d'un an. Les autres demandeurs ont un mois pour quitter le territoire. Plus que jamais déterminés à défendre leurs dignité, les Africains « sans papiers » de la rue Pajol s'installent pour une partie d'entre eux dans l'église St Bernard située à proximité...

 

 

Un millier de Crs et policiers les expulsent malgré leur détermination, des grévistes de la faim, et un soutien solidaire important...

 

Aujourd'hui ce rassemblement rend hommage à cette lutte qui continue et s'intensifie, rencontre d'autres luttes....

Les repas et actions de solidarité se poursuivent....

 

Malgré les bus où l'on isolent des enfants et expulsent des gens en France... Malgré l'inertie ( presque au mieux !!!) des officiels... Malgré la dictature dite démocratique et républicaine... Malgré la répression...

 

 


 
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