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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 21:53

 

 

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IMGP6936

La Baraka, un projet de vie et non de survie 

 


Des ateliers de femmes, impulsés par des femmes, des  filles, Rromes et filles d'immigrées, étudiantes étrangères, françaises et d'autres, hétéros et lesbiennes, mamans et d'autres, toutes combattantes pour la liberté et contre l'injustice sociale :  nous sommes là pour des échanges de savoir, pour nos rêves communs, nos rencontres, nos différences culturelles, des liens de vie et de mémoire, pour aujourd'hui et demain

 

Plus de charité ici non plus, plus de police, comme les Tunisiens de Lampedusa l'ont dit clairement,

les  Rroms de la Baraka veulent aussi pouvoir s'organiser, vivre, agir, être libres..

Des ateliers ont lieu, mis en place dans la lutte, en se rencontrant, en ouvrant ce lieu ensemble, peinture, paroles, impros danses et théâtre, nous dire, nous raconter, nous comprendre,  en Romani, en Français, en Espagnol, d'où nous venons, dessiner la carte de la Roumanie, de l'Espagne, de France, du Maroc, les villes, les villages, se raconter nos parents...

 

 

Au 163 rue des Pyrénées, les familles ont ouvert ce lieu avec un collectif dit de la Baraka, informel, avec des assosiations, voix des Rroms, téléliberté, et des gens, des autres, dont une de prisedepensée...

 

La Baraka, ce qui a pallié à l’urgence. La Baraka, la chance, la maison...


Désormais nous sommes dans la perspective d’ouverture du lieu aux volontés qui désireraient partager des savoirs et savoirs-faire. Cela pourrait se traduire par l’animation d’ateliers sur place mais également à des propositions de formation, de stages à l’extérieur de la Baraka, afin de briser la ghettoïsation qu’engendre le fait de se cacher pour survivre et non vivre.

La Baraka est un lieu d’habitation dont les occupant-e-s doivent pouvoir selon leurs besoins et leurs envies participer à la vie locale. Ils entendent bénéficier de projets déjà en place et aussi de l’espace, afin de mettre en place leurs projets et de les partager avec les autres parisien-ne-s.

Rappelons que la pérennité du lieu n’est en rien acquise et que nous sommes sous l’effet d’une procédure judiciaire intentée par la mairie de Paris propriétaire des lieux, laquelle, est supposée protéger pour l’instant de l’arbitraire d’une éventuelle expulsion de la part de la Préfecture. Mais aucune proposition de relogement ou de pérennité du lieu n’a clairement été abordée ni par la mairie du 20ème ni par la ville de Paris.

 

gaby commissariat manif 4 septembre - 93

 

 

et que vive la Baraka ! 

 

 

La Baraka est assignée au tribunal du vingtième arrondissement, le 16 juin (report du 28 avril).
Malgré la vie qui a pris ses droits, après des mois d'hiver à la rue, malgré les talents de conteuses, de cuisinières, d'architectes de l'intérieurr, malgré leurs savoirs et leur écoute, malgré la scolarisation des enfants et des ateliers, malgré la fête et des solidarités, malgré les démarches vers le travail, les administrations....

La FÊTE DE LA BARAKA, dite Maison des rroms, au 163 rue des Pyrénées dans le 20ème a été chaleureuse, attentive, tissées plus de rencontres que d'événements festifs... Plus de cent personnes sont venues, et sont restées des heures...

Les familles ont préparé de bonnes choses à manger, dressé une grande table dans la cour...

Le film de Tony Gatlif, Liberté, a été projeté.

Liberté nous plonge dans l’histoire du peuple rrom, ce peuple méconnu et tellement limité dans sa liberté de mouvement, son autonomie ; ce peuple constamment contrôlé, entravé, surveillé, fiché jusqu’à être interné dans des camps français et en Europe dès avant-guerre, en 1939 et jusqu’en 1946, soit plus d’un an après la Libération. Ils ont connu les camps de concentration et aussi les camps d'extermination réservés aux Juifs et aux tsiganes par le système nazi.


Une présentaion par Saimir de la voix des Rroms, de l'histoire, du présent, a été suivie d'un court débat. Les conversations se sont poursuivies en mangeant, bivant, sous la grande halle...Les musiciens professionnels nous ont lâché... Nous avons improvisé sans eux...

 

 

Pour son procès, au tribunal du vingtième arrondissement le le 16 juin La Baraka aussi aura besoin de tous les soutiens.

Compte tenu du peu de constance avec laquelle la mairie de Paris a soutenu les Tunisiens de Lampedusa... et bien d'autres expulsions en France de ressortissants étrangers, européens ou non... et es expulsions de squats et autres habitations différentes en France depuis des années et plus fortement depuis l'été 2010.... 

 

A la Baraka ce sont 100 personnes environ qui vivent pour ne pas être à la rue, un collectif fait de petits collectifs, de familles essentiellment, de tous âges, deux bébés vont naître, plusieurs ont quelques mois, il y a beaucoup de jeunes enfants, ados, filles, femmes, hommes, et vieilles et vieux...

 

Ils viennent de Roumanie où aucune possibilité de travail, de sociabilité parfois même ne leur est possible... villages éloignés, villages Rroms séparés des autres villages... Peu de moyens, voire aucun...

Les inondations de l'an passé, les politiques et une économie draconiennes, le racisme de fait, celui qui exclut....


 Aujourd’hui, les Rroms de la Baraka, comme leurs compatriotes, comme les étrangerEs, les migrantEs, en exil ou en recherche de travil, ont un accès en France plus que limité au travail (ceseda)1 et aux droits sociaux en France aussi. Ils sont chassés des terrains et squats qu’ils occupent en famille et jusque des trottoirs et des parcs publics où ils se réfugient. Ouvrir des lieux inutilisés et propriétés bien souvent des municipalités devient un délit, comme cela s’est passé cet hiver à Montreuil.

Les préfectures, notamment celle du 93, interdisent de fait leur territoire et les ministres intentent des procès pour outrage lorsque des citoyens s’expriment sur cette histoire qui se répète en traitant le Préfet Lambert de « véritable Papon de notre époque » et en dénonçant cette trop réelle « politique ultra-raciste ».

 

femmes manif commissariat10

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 17:48

banderolle

 

Après 4 jours d’occupation d’un immeuble appartenant à la Mairie de Paris, au 51 rue Simon Bolivar, 140 migrants tunisiens, très jeunes pour la plupart, ont été violemment expulsés le 5 mai dans l’après-midi

Les images qui suivent sont celles d'un des rassemblements qui ont suivi, devant le commissariat de Gambetta où militantEs, amiEs, TunisienNEs, assosiations et solidaires "individuels", des peuples de France et d'ailleurs sont venus témoigner et protester contre cette expulsion illégale et violente....

 

 

 

Cette expulsion, comme les rafles qui l’ont précédé la semaine dernière à Stalingrad et à la Villette, relèvent d’un acharnement sur ces migrants. Pour preuve la mise en scène sécuritaire de hier après midi : CRS en pagaille, cars dans toutes les rues voisines, hélicoptère, expulsion en plein après-midi, journalistes prévenus à l’avance.

Dans le cadre de son offensive raciste, le gouvernement veut faire croire que les processus révolutionnaires du monde arabe déboucheraient sur une invasion d’immigrés, alors que ces mouvements historiques révèlent une aspiration à la démocratie et à la justice sociale.

 

 

Samedi 7 Mai a eu lieu l’audience devant le Juge des Libertés et de la Détention à :

- 9h au TGI de Paris pour les 5 de Vincennes ( métro :cité ou châtelet )

- à 9h30 au tribunal de Meaux pour les 7 du Mesnil-Amelot.( adresse du tribunal : 44 avenue Prés Salvador Allende 77109 MEAUX

  car sans papiers

Lettre du Collectif des Tunisiens de Lampedusa à Paris au maire de Paris

Lettre à l’attention du maire de Paris

 

Après nos salutations et notre remerciement pour ce qu’il y a eu de votre part de soutien et d’accueil des Tunisiens venus de Lampedusa à Paris, entre autre les matraques et les insultes de la part de la police. Monsieur le maire de Paris, nous les tunisiens venus de Lampedusa et que vous décrivez comme des immigrés illégitimes, mais monsieur, nous vous informons que s’il n’y avait pas la situation misérable en Tunisie, nous n’aurions pas quitté notre pays et nous ne nous serions pas jetés dans la mer et ceci est une preuve irréfutable de notre mobilisation pour résoudre notre situation sociale et humaine particulière, avec le soutien de tous les pays du monde aussi bien les pays européens et arabes. Mais pour notre plus grand regret, la manière dont la France nous a accueillis ne prouve pas qu’elle est le pays des droits et des libertés, et la plus grande preuve de ça, est l’attitude de la police le jour où ils sont venus au 51 avenue Simon Bolivar et les arrestations d’environ 150 personnes, entre autre des camarades français qui nous ont sauvé de la faim et du froid contrairement à ce qui a été dit dans votre communiqué de presse contre ces français. Mais nous n’avons pas besoin de leurs idées pour prendre nos décisions par nous-mêmes et la plus grande preuve de ça est notre révolution bénie. Et pour finir nous vous prions de comprendre notre situation et d’accepter notre estime et notre respect. Nos salutations Les Tunisiens de Lampedusa à Paris.

 

رسالة إلى السيد رئيس بلدية باريس

 

بعد تحية شكر و تقدير على ما صدر من سيادتكم من ترحيب و تقدير للتونسيين القادمين من لمبادوزة نحو باريس بما في ذلك من ضرب و شتم من طرف البولس.

سيادة رئيس بلدية باريس، نحن التونسيون القادمون من لمبادوزة و اللذين تصفونهم بالمهاجرين غير الشرعيين لكن سيدي نعلمكم أنّ لولا الوضع المزري في البلاد التونسيّة لما قدمنا منها و رمينا بأنفسنا في عرض البحر و هذا دليل قاطع على صمودنا من أجل تسوية وضعيّتنا الإجتماعيّة و الإنسانيّة الإستثنائيّة بمساندة جميع بلدان العالم بما فيها الأوروبيّة و العربيّة.

و لكن، للأسف الشديد إستقبلتنا فرنسا إستقبالا لا يدل على أنّها بلد الحقوق و الحريات و أكبر دليل على ذلك الذي صدر من البوليس يوم جاء إلى العمارة المتواجدة بشارع سيمون بوليفار و اعتقال ما يقارب 150 شخص بما فيهم أخوة فرنسيون و لولاهم لمتنا من الجوع و البرد على عكس ما ذكر في بيانكم الصحفي من تعارض على هذه الفئة من الفرنسيين لكن نحن في غنى عن أفكارهم نحن التونسيون عندما نقرّر بأنفسنا و أكبر دليل على ذلك ثورتنا المباركة.

و في الختام نرجوا منكم تفهم وضعيتنا و تقبلوا منّا فائق التّقدير و الإحترام.

و السلام

.تونسيي لمبادوزة بباريس

 

 

Lettera all’attenzione del sindaco di Parigi.

 

Prima di tutto i nostri saluti e il nostro ringraziamento per quello che è stato da parte vostra il sostegno e l’accoglienza dei Tunisini venuti da Lampedusa a Parigi, tra l’altro quello che è venuto dai manganelli e dagli insulti della polizia. Signor Sindaco di Parigi, noi i tunisini venuti da Lampedusa e che voi descrivete come degli immigrati illegittimi, ma signore, noi vi informiamo che se non ci fosse la situazione miserabile che c’è in Tunisia, noi non avremmo lasciato il nostro paese e non ci saremmo gettati in mare e questa è una prova inconfutabile della nostra mobilitazione per risolvere la nostra situazione sociale e umana particolare con il sostegno di tutti i paesi del mondo come dei paesi europei e arabi. Ma con nostro grande rimorso, la maniera con la quale la Francia ci ha accolti non da prova che si tratti del paese dei diritti e delle libertà, e la più grande prova di questo, è l’atteggiamento della polizia il giorno in cui sono venuti al 51 di Avenue Simon Bolivar e l’arresto di circa 150 persone tra cui dei compagni francesi che ci hanno salvati dalla fame e dal freddo contrariamente a quello che è stato detto nel vostro comunicato stampa contro questi francesi. Ma noi non abbiamo bisogno delle loro idee per prendere le nostre decisioni noi stessi e la più grande prova di questo è la nostra benedetta rivoluzione. Per finire vi preghiamo di comprendere la nostra situazione e di accettare la nostra stima e il nostro rispetto. I nostri saluti, I Tunisini di Lampedusa a Parigi.

 

 

voix solidaires

 

 

 

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D'autres sans papiers Tunisiens occupent un gymnase rue de la Fontaine au Roi 


16h35

Les sans papiers Tunisiens occupent un gymnase rue de la Fontaine au Roi et ils appellent à les rejoindre.

 

Gymnase de la Fontaine-au-Roi, 100 rue de la Fontaine-au-Roi, Paris 11e, Métro Couronnes ou Belleville.

 

Merci de prévenir par un sms tous ceux susceptibles de venir et de faire venir du monde

 

Rassemblement à 18h sur place.

 

17h09

Il y a un attroupement devant le gymnase où se tient un tournoi de tennis jusqu’à 18h30. Les frappeurs de baballe ont déclaré, dans leur grande mansuétude (!), que l’occupation ne leur posait pas de problème et qu’ils laissaient la place dès qu’ils avaient terminé ...

 

Une banderole est déployée avec un texte en arabe et en français : "ni policiers, ni charité, un lieu pour s’organiser".

 

Quatre agents de la sécurité de la mairie de Paris sont sur les lieux.

 

17h14

Exceptionnel ! Delanoë n’a toujours pas envoyé ses CRS !

 

17h31

La banderole est déployée.

 

Ce gymnase est situé dans un quartier populaire et de nombreux passants s’arrêtent et soutiennent les occupants.De nombreux soutiens sont devant le bâtiment.

 

Le responsable du gymnase a dit aux flics que tout se passait bien. Ceux-ci ont répondu qu’ils avaient prévenu la mairie. Un de ses responsables est attendu bientôt. Les occupants auront particulièrement besoin de soutien à ce moment-là.

 

18h28

Emmanuel Grégoire, chef de cabinet du maire de Paris est arrivé et discute avec trois sans papiers délégués.

 

Présence policière : quatre policiers nationaux et quatre de la ville de Paris.

 

18h44

Emmanuel Grégoire et Laurence Lefèvre, directrice de la jeunesse et sports de la ville de Paris, discutent avec trois sans-papiers délégués de la situation.

 

La Mairie a dit qu’elle faisait tout son possible pour les aider contrairement à l’Etat, ajoutant qu’à Bolivar il y avait des problèmes de sécurité. Là, on peut négocier.

 

Les envoyés de Delanoë demandent un accès pour les agents de sécurité et de la jeunesse et des sports. Ils veulent bien aménager quelque chose mais dans les règles : il est interdit de fumer et boire. Et pour faire la cuisine ? Grégoire a répondu que la Mairie allait voir. A la question de savoir combien ils sont : les occupants ont répondu qu’ils étaient nombreux, beaucoup plus de cinquante. La Mairie a prétendu ne pas avoir de lieu pour accueillir autant de gens ; il lui a été répondu : "il faut trouver une solution".

 

Merci de venir montrer votre solidarité et d’apporter des produits de première nécessité : nourriture, vêtements, produits d’hygiène, etc.

 

La présence policière est inchangée.

 

19h15

La mairie pose comme condition que l’occupation soit limitée à 150 personnes présentes dans les locaux quelques jours le temps de trouver une solution de logement.

 

L’assemblée des occupants se réunit pour en discuter. Le risque que les propositions de la mairie divisent les occupants, comme avenue Simon Bolivar est plusieurs fois évoqué.

 

20h15

L’assemblée est terminée. Les Tunisiens ont décidé de rester.

 

La police appelle le quartier général pour indiquer que les sans papiers sont soutenus par des "anarchistes".

 

Un élu du PCF, Jean Mermoz, est présent avec la délégation municipale qui affirme que les sans papiers pourront "rester tranquille" cette nuit. Delanoë s’est engagé à ce qu’il n’y ait pas d’intervention policière. Le directeur du gymnase et un autre employé municipal passeront la nuit sur place. Bolivar n’était, parait-il, pas assez équipé pour l’incendie, mais ici on ne peut pas fumer.

 

La Ville assure qu’elle va cette fois approvisionner en nourriture les occupants, sans doute demain par le truchement de l’association Aurore, et qu’elle proposera des solutions d’hébergement.

 

Les Tunisiens sortis nombreux du gymnase expliquant aux représentants de la Ville que si ce gymnase est trop petit, celle-ci peut leur en proposer un autre.

 

Un certain nombre de personnes "à papiers" ont rejoint le gymnase.

 

20h45

On apprend que sur 7 sans papiers enfermés au centre de rétention de Mesnil Amelot qui sont passés en audience à Meaux, 6 sont libérés, le maintenu en rétention fait appel.

 

 

 simon bolivar

 

 

à suivre...

sources

le collectif des Tunisiens de Lampedusa

Indymedia 

dessins de Sylvie Mélis photos de Loulou dans voix solidaires

Prises de pensée et d'autres d'ailleurs  images film  et info

 

bolivar

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 11:13

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Ailleurs, ici ou là, nous sommes en devenir

 

 

 

 

 

 

La mémoire au présent délivre ses amarres

 

 

 

 

 

 

 

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