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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 21:24

 

IMG_0264.JPG    OFRTP-FRANCE-POLICE-FICHIERS-20091018.jpg

 

 

suite de l'information par les Lutheuses de Rrue

voir nos articles sur ces faits :

 

Xoli ada tetrajes/temanges  et Leur liberté est la nôtre, notre liberté est la leur.

 

Ce 17 octobre

au tribunal de Bobigny, France :

 

Trois femmes accusées de faire la manche avec leurs enfants, deux enfants sont nourris au sein

 

Menottées, elles se voient arrachées à leurs enfants, sans que les interprètes aient fait leur travail clairement

En garde à vue elles ignorent où sont emmenés leurs enfants et pour les enfants même silence de la part de la police.

Elles sont accusées de manque de soins mais ces violences institutionnelles à leurs égards bafouent leurs droits de citoyennes, des droits de l'enfant, de simple humanité...

Chaque année plusieurs cas similaires ont lieu.

 

Pour l'un d'elle la séparation forcée aura durée un mois... Elle n'aura de nouvelles qu'au bout de deux semaines et demi, elle n'avait pas auparavant d'avocat... Elle a été relaxée ce 17 octobre...

 

Les travailleurs sociaux étaient contre ces placements mais leurs voix ont également été écrasées.

 

"Vous n'avez rien dans ce dossier!", s'est indignée l'avocate de la défense de la femme relaxée, Me Julie Launois Flaceliere. "Le parquet doit reconnaître ses erreurs", a-t-elle dit, insistant sur le caractère particulièrement violent de la privation et du trauma pour l'enfant comme pour la mère occasionné par une mesure policière prétendant sauver un enfant en menottant sa mère sous ses yeux, en les privant de liberté et en les séparant de force aussi longtemps, malgré l'importance de l'allaitement au sein interrompu brutalement, et ce sans raison. Si l'enfant ne portait aucune trace de mauvais traitement, "le certificat médical établi le lendemain du placement indique : aucune trace de mauvais traitement ou de déshydratation... "au bout de 2 jours dans le centre où elle a été "accueillie" elle ne parlait plus... mangeait mal et pleurait beaucoup.


 

Dans la salle une vingtaine de personnes sont venues en soutien,dont soeur Jacqueline qui depuis 25 ans travaille et vit souvent sur  les terrains où campent des familles Rroms, Jeanne Gamonet d'AVER (Association Rrom d'Action et de Recherche contre toute forme de Racisme), membre de l'Union Rromani Internationale, membre des associations rroms « La Voix des Rroms » et « Femmes Rroms, Sinté, Kalé », toutes deux citées comme témoins par la défense ; Saimir Miles de la Voix des Rroms, des amis de Montreuil, présents dans de nombreuses luttes et pour la réquisition des logements et lieux inhabités, une maie de Radio.graphie, des femmes du collectif Baraka, les Lutheuses de Rrue et leurs amies anti-racistes et anti-sexistes, qui ont rejoint ensuite les manifestations en hommage aux AlgérienNes victimes de la police française du 17 octobre 1961 lors d'une manifestation pacifique pour l'indépendance de leur pays.

 

Genovita et Maria ne se sont pas présentées, nous comprenons bien leur crainte de se voir une nouvelle fois arrachées à leurs enfants et à leur liberté pour faute d'avoir à survivre dans une société où les exclus se font de plus en plus nombreux... Les deux femmes sont poursuivies, comme la première, relaxée ce 17 octobre, pour "privations de soins". Mais elles sont pour leur part visées par l'alinéa 2 de l'article de loi. Celui-ci, ajouté par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003, adoptée quand Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur, considère que "le fait de maintenir un enfant de moins de 6 ans sur la voie publique (...) dans le but de solliciter la générosité des passants" constitue un délit de "privation de soins", passible de 7 ans de prison et 100.000 euros d'amende.

Pour La voix des Roms, "cette incrimination pénale est d’essence raciste et discriminatoire puisqu’elle a été conçue comme un outil de répression anti-tsigane."  



"Cette infraction est aberrante et la peine est démentielle", a estimé Me Henri Braun avocat de ces deux femmes. "Le texte n'est pas conforme à la constitution (...) ainsi qu'aux droits communautaires et je vais demander la saisie de la Cour de justice de l'Union européenne", a-t-il ajouté. Il s'agit de questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) pour l'avocat et il ne cherche pas à gagner un procès sur vice de forme éventuel mais sur le fond.

 

Le 7 novembre au tribunal de Bobigny aura lieu la suite de ce procès des deux autres femmes. Le renvoi demandé par la procureur a été accepté par les juges :

Si le parquet a besoin de temps "pour répondre à ces arguments" c'est qu'en effet les droits citoyens sont attaqués par la loi de 2003 et la lopsi, ainsi que le bon sens et la vie, la vie ensemble...Et bien que le jugement doive être rendu "rapidement" le manque d'arguments à opposer à Me Braun a nécessité le renvoi....


 L’audience est reportée au 7 novembre à partir de 13h, 14e chambre du TGI de Bobigny.

 

7 novembre :

relaxe pour Genovita et Maria  

mais refus de considérer la question prioritaire de constitutionnalité

et les problèmes de compatibilité de la loi 2003 avec la charte européenne et comission européenne des droits des humains

ces questions et plaidoirie restent donc à traiter de toute urgence

nous espérons un appel

 

 

sur le site de radio.graphie :

 

 

http://radio.graphie.free.fr/?p=351


radio.graphie.free.fr

 

linkparisseveille

 

 

à noter aussi :

Emmaus a proposé à Marseille une action : mendions tous ! pour protester contre l'arrêt de la mairie de Marseille, se servant de la loi de 2003 et de la lopsi pour en rajouter. Comme à Paris où les Champs Elysées sont sous protectionniste indécent : pas de mendiants, pas de sdf  à vue, le centre de Marseille leur est interdit....

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Published by Lutheuses de Rrue prisesdepensee - dans Lutheuses de Rrue
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