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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 13:18

 

mobilisation pour le logement social et l'hébergement d'urgence mercredi 6 juillet à 14h Place de l'Hôtel de Ville

 

défense de nos libertés et du droit au logement

 

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                             RASSEMBLEMENT

                         Mercredi 29 juin 18h30

                      66 Boulevard Richard Lenoir

                 Métro St Amboise – Richard Lenoir

action appelée par Le CNDF, la marche mondiale, la MDF de Paris, La CLF, le groupe Locs, lesbiennes bulldozer...et d'autres....

Le 30 juin, le Samu social, face au désengagement de l'Etat,

est contraint de fermer son seul centre d'hébergement d'urgence

parisien accueillant des femmes

 

"C'est plein, archi-plein toute l'année. La politique est de créer zéro place d'hébergement d'urgence, la priorité est donnée au logement d'abord. Mais dire que l'hébergement d'urgence n'a pas d'utilité, c'est une erreur", déplore  la direction du Samu social.

 

 

"Totalement engorgés, les rares centres des autres associations ne pourront en aucune manière compenser" cette fermeture, estime Julia Peker, qui dénonce "une discrimination envers une population, les femmes, tout particulièrement vulnérable, négligée depuis des années et aujourd’hui totalement abandonnée".

 

Le centre d'hébergement d'urgence Yves Garrel ouvre ses portes le soir à 19H00 aux sans-abris, et les referme le lendemain à 11H00. Entre-temps, les personnes accueillies peuvent s'entretenir avec des travailleurs sociaux, médecins, psychologues, alcoologues, etc.

 


extrait d'un article de A dire d’elles = http://sandrine70.wordpress.com/2011/06/29/femmes-a-la-rue/

Organisé dans l’urgence par des groupes de féministes et lesbiennes, le rassemblement contre la fermeture du seul centre d’hébergement d’urgence de la région parisienne qui accueillait des femmes (et aussi des hommes mais un autre centre, à Montrouge, en accueille) a connu une belle mobilisation. Du coup s’est créé un comité de soutien, qui se rendra demain à la mairie du 11ème pour demander à pouvoir rencontrer les femmes qui ne seront pas relogées par le samu social à partir d’après-demain.

Un rassemblement animé, qui a même pris la rue vers la fin. Et la plus belle parole est venue d’une jeune femme, résidente d’un centre d’hébergement, qui, alors qu’une travailleuse sociale disait « ce n’est pas que les femmes, mais tout l’hébergement d’urgence qui a des problèmes ». Elle a dit : « oui, mais pourquoi les hommes, on les a relogés, et pas les femmes ? ». Oui, au fait, pourquoi ?

PHOTOGRAPHIES DU RASSEMBLEMENT : http://sandrine70.wordpress.com/2011/06/29/femmes-a-la-rue/

 

 

 


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et que vive la baraka !

 

"nous avons gagné encore deux mois contre l'expulsion !"

c'est le cri des amiEs et habitantEs de la Baraka, 163 rue des pyrennées, squat ouvert solidairement en novembre 2010 pour que l'exil ne soit pas synonyme de vie à la rue


soupir de soulagment, relatif, deux mois c'est peu...

la juge du tribunal d'instance de Paris 20 àme a tranché aisni : la décision en référé sera donnée le 12 Aout 2011

 

la plaidoirie des avocatEs de la défense des Rroms a porté sur les points

 

L'expulsion de la baraka poserait bien le problème de la chasse aux rroms, de la mise à la rue des femmes...

 

expulséEs de la rue à Montreuil

expulsées de partout

il n'y a pas d'autre lieu où aller

 

les avocatEs de la baraka ont travaillé à  :

 

- déclarer nulle l’assignation
- déclarer irrecevables les demandes du maire
- condamner le maire aux dépenses
en abordant le champ politique et la réalité :

discrimination et chasse aux Rroms, aggravée depuis un an en France
prévalance du droit à la vie privée, à un lieu pour vivre, à la famille.... contre le droit de la propriété privée (ici mairie de Paris)


Il n'y a pas de danger pour les personnes ni sur les locau car il y a respect des batiments en péril

Il n'y a pas de dates précises pour les projets de la mairie ( pas de dossier sur budget voté... pas de conseil d'administration précis, pas de plan d'architecte...) donc aucune urgence à l'expulsion
scolarisations, suivis de santé, formation demandant un lieu pérenne de vie

l'ex cartonnerie pourrait attester de larépétition dans cette attitude d'expulsion du maire de Paris : expulsés en 2008 du même lieu sous les mêmes prétextes : logements sociaux en construction toujours pas budgetés et palnifiés en 2011...


nous avons demandé que la Baraka soit ouverte à ses habitantEs jusqu'à date réélle travaux mairie,
avec propositions de relogement suivant voeux familles : terrain appartenant à la ville de Paris en banlieue, logements et immeubles sociaux.... les projets maisons des rroms, liens associatifs et ateliers comme points toniques et  droit au logement impératif.

 

Plusieurs familles RRoms viennent de régions inondées ces dernières années en Roumanie.

 

Pour tous/tes la situation de discrimination, d'absence de droits et de pratiques des droits : sur refus ou difficulté de scolarisation, inaccessibilité logement, pas de travail, sûreté des familles menacée, racisme d'état et de fait en Roumane a nécessité leur exil/venue en France

 

 

Pour tous/tes : "nous pouvons mieux vivre à la baraka " "nous sommes au calme grâce à notre collectif des familles"  Dana vit avec sa fille Larissa 8 ans à l'école, depuis 1 an en France ( avec allers-retours)


Pamela 20 ans, enceinte vit avec sa mère et sa tante elle craignait ici de se présenter à l'hopital compte tenu "des expériences de refus en Roumanie , "l'aide médicale n'existe pas" et même sans refus l'inaccessibilité interdit des suivis

"nos maisons n'ont ni eau ni gaz ni électricité le plus souvent"... et "peu d'hopitaux" surtout à la campagne évidement


"ici il y a une chance : l'école, les opérations..."

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reviennent pour tous/tes "la possibilité en France d'accéder à certains droits sociaux"... malgré les mois à la rue ou de squat précaire à précaire ( nous avons noté qu'aucunE ne se plaignait de la rudesse évidente des conditions de vie actuelles et passées... )

 

Une participation à l'occupation de la Baraka est évoquée une nouvelle fois par le collectif rroms, et amiEs politique de ce lieu : bail précaire peu cher - facture d'eau et électricité à leur nom et à payer par les habitantEs est proposé parmi d'autres idées ..


Dès le départ, la Baraka a été conçue comme un lieu d'habitation en même temps qu'un local associatif, qu'un lieu culturel et de rencontres.  Des ateliers échanges de savoir y ont lieu....

 

Si l'occupation de ce lieu s'est faite solidairement, "c'est" le rappelle un mail du collectif contre la xénophobie "parce qu'elle répond non seulement au besoin de logement de personnes démunies, mais plus encore à la nécessité vitale d'un abri dans le contexte de la chasse aux roms promue par le Président de la République et mise en œuvre par le ministère de l'intérieur depuis bientôt un an. Si celle-ci s'inscrit dans la continuité d'une politique de ségrégation à l'égard des roms depuis fort longtemps – et constante depuis au moins un siècle en France –, elle a prit une tonalité et une intensité particulière avec sa mise en avant comme projet politique par l'actuel gouvernement. Concrètement, pour ce qui concerne le groupe de roms habitants de la Baraka, cette politique s'est manifestée par une persécution soutenue dans les rues de Montreuil, avec l'instruction donnée aux forces de l'ordre qu'ils ne s'arrêtent "ni dans un square, ni sur un trottoir", atteignant cette extrême particulier qui a pu être qualifié de "chasse sans fin". Rappelons qu'en même temps le Préfet Lambert donnait comme instruction à ses hommes : "Pas un rom en Seine St Denis". 

 



 

Il y a lieu de rappeler que la Mairie de Paris, qui demande au Tribunal cette expulsion, a au contraire prononcé un moratoire sur toute expulsion de roms, et que cette procédure semble bien en contradiction avec le dit moratoire.


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Published by Lutheuses de Rrue prisesdepensee - dans Lutheuses de Rrue
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