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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 09:11

suite de l'information par les Lutheuses de Rrue

voir nos articles sur ces faits :

suite de la mise en rapport 2013- 2016

Xoli ada tetrajes/temanges  leur liberté est la notre - notre liberté est la leur

 

Ce 17 octobre

au tribunal de Bobigny, France :

 

Trois femmes accusées de faire la manche avec leurs enfants, deux enfants sont nourris au sein

 

Menottées, elles se voient arrachées à leurs enfants, sans que les interprètes aient fait leur travail clairement

En garde à vue elles ignorent où sont emmenés leurs enfants et pour les enfants même silence de la part de la police.

Elles sont accusées de manque de soins mais ces violences institutionnelles à leurs égards bafouent leurs droits de citoyennes, des droits de l'enfant, de simple humanité...

Chaque année plusieurs cas similaires ont lieu.

 

Pour l'un d'elle la séparation forcée aura durée un mois... Elle n'aura de nouvelles qu'au bout de deux semaines et demi, elle n'avait pas auparavant d'avocat... Elle a été relaxée ce 17 octobre...

 

Les travailleurs sociaux étaient contre ces placements mais leurs voix ont également été écrasées.

 

"Vous n'avez rien dans ce dossier!", s'est indignée l'avocate de la défense de la femme relaxée, Me Julie Launois Flaceliere. "Le parquet doit reconnaître ses erreurs", a-t-elle dit, insistant sur le caractère particulièrement violent de la privation et du trauma pour l'enfant comme pour la mère occasionné par une mesure policière prétendant sauver un enfant en menottant sa mère sous ses yeux, en les privant de liberté et en les séparant de force aussi longtemps, malgré l'importance de l'allaitement au sein interrompu brutalement, et ce sans raison. Si l'enfant ne portait aucune trace de mauvais traitement, "le certificat médical établi le lendemain du placement indique : aucune trace de mauvais traitement ou de déshydratation... "au bout de 2 jours dans le centre où elle a été "accueillie" elle ne parlait plus... mangeait mal et pleurait beaucoup.

 

 

Dans la salle une vingtaine de personnes sont venues en soutien,dont soeur Jacqueline qui depuis 25 ans travaille et vit souvent sur  les terrains où campent des familles Rroms, Jeanne Gamonet d'AVER (Association Rrom d'Action et de Recherche contre toute forme de Racisme), membre de l'Union Rromani Internationale, membre des associations rroms « La Voix des Rroms » et « Femmes Rroms, Sinté, Kalé », toutes deux citées comme témoins par la défense ; Saimir Miles de la Voix des Rroms, des amis de Montreuil, présents dans de nombreuses luttes et pour la réquisition des logements et lieux inhabités, une amie de Radio.graphie, des femmes du collectif Baraka, les Lutheuses de Rrue et leurs amies anti-racistes et anti-sexistes, qui ont rejoint ensuite les manifestations en hommage aux AlgérienNes victimes de la police française du 17 octobre 1961 lors d'une manifestation pacifique pour l'indépendance de leur pays.

 

Genovita et Maria ne se sont pas présentées, nous comprenons bien leur crainte de se voir une nouvelle fois arrachées à leurs enfants et à leur liberté pour faute d'avoir à survivre dans une société où les exclus se font de plus en plus nombreux... Les deux femmes sont poursuivies, comme la première, relaxée ce 17 octobre, pour "privations de soins". Mais elles sont pour leur part visées par l'alinéa 2 de l'article de loi. Celui-ci, ajouté par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003, adoptée quand Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur, considère que "le fait de maintenir un enfant de moins de 6 ans sur la voie publique (...) dans le but de solliciter la générosité des passants" constitue un délit de "privation de soins", passible de 7 ans de prison et 100.000 euros d'amende.

Pour La voix des Roms, "cette incrimination pénale est d’essence raciste et discriminatoire puisqu’elle a été conçue comme un outil de répression anti-tsigane." 

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